En 2035, les constructeurs ne pourront plus vendre de véhicules thermiques

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Voiture électrique verte, recharge verte
© Pavel_Chag

Acheter un véhicule neuf fonctionnant à l’essence ou au diesel, en France ou dans un autre pays de l’Union européenne (UE), ne sera bientôt plus qu’un souvenir. La Commission européenne souhaite la fin de la vente de véhicules thermiques d’ici à 2035, a annoncé le 14 juillet l’institution, qui a fixé deux étapes intermédiaires. Elle a posé les objectifs suivants, publiés sur son site :

  • une réduction de 55 % des émissions de gaz à effet de serre des voitures d’ici à 2030 ;
  • une réduction de 50 % des émissions de véhicules utilitaires légers d’ici à 2030 ;
  • zéro émission des voitures neuves d’ici à 2035.

Les véhicules qui émettent des gaz à effet de serre, sont les véhicules roulant à essence, au diesel, mais également les hybrides et les hybrides rechargeables. La Commission souhaite ainsi soutenir les ventes des véhicules à zéro émission, notamment ceux fonctionnant à l’électricité et à l’hydrogène.

Les véhicules roulant à l’essence et au diesel pourront continuer à circuler, et leurs ventes d’occasion seront autorisées, mais ces véhicules seront susceptibles d’être visés « par les restrictions de circulation locales, comme les zones à faibles émissions », a rappelé à l’Agence France-Presse (AFP) Julia Poliscanova, de l’organisation non gouvernementale (ONG) Transport and Environment.

Le Parlement européen et les Etats membres doivent désormais adopter les objectifs de la Commission européenne, précise Le Monde.

Un revers pour Emmanuel Macron

Les annonces de l’institution bruxelloise constituent un revers pour Emmanuel Macron. Le président de la République avait promis au Conseil national des professions de l’automobile (CNPA) de défendre l’automobile hybride auprès de la Commission européenne, rapporte le site d’informations automobile-propre.com.

La mise en œuvre de l’engagement de 2035 constituerait un pas supplémentaire par rapport aux règles françaises. La loi du 24 décembre 2019 d’orientation des mobilités prévoit de supprimer « la vente des voitures particulières et des véhicules utilitaires légers neufs utilisant des énergies fossiles, d’ici à 2040 » (article 73).

Le temps pour adapter les offres et les chaînes de production

Le calendrier fixé par l’institution doit laisser le temps aux constructeurs d’adapter leurs offres et leurs chaînes de production. D’ores et déjà, différents constructeurs ont pris le tournant de l’électricité. Renault a fait connaître le 30 juin son objectif de commercialiser « plus de 65 % de véhicules électriques et électrifiés et jusqu’à 90 % de véhicules électriques pour la marque Renault en 2030 ». Stellantis, issu de la fusion de PSA et de Fiat Chrysler, a lui affiché un « objectif des ventes de véhicules Low emission » (faibles émissions) « de plus de 70 % en Europe et de plus de 40 % aux Etats-Unis à l’horizon 2030 ».

Les constructeurs pourront toujours commercialiser leurs véhicules émettant des gaz à effet de serre dans les pays situés à l’extérieur de l’UE.

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