Travailleurs précaires : 130 000 personnes en attente de la prime de Pôle emploi

3 min de lecture

Ce contenu a bien été ajouté à vos favoris

Voir mes favoris

Ce contenu a bien été supprimé de vos favoris

Voir mes favoris

Pour ajouter ce contenu à vos favoris vous devez être connecté(e)

Me connecter

Pour ajouter ce contenu à vos favoris vous devez être abonné(e)

M'abonner
© ricochet64

Son versement était censé être automatique. Une prime exceptionnelle de l’Etat pouvant aller jusqu’à 900 € par mois devait être versée par Pôle emploi au titre des mois de novembre et décembre à 450 000 travailleurs précaires, saisonniers, intérimaires ou extras, à partir de vendredi 5 février. Mais selon les informations du Parisien, ils ne sont que 320 000 à avoir fait l’objet d’un ordre de virement.

Les 130 000 personnes en attente vont recevoir en début de semaine un courrier de Pôle emploi leur demandant de fournir des pièces manquantes à leur dossier, comme des attestations d’employeurs, afin de prouver qu’ils ont bien travaillé au moins 6 mois en 2019 et qu’ils avaient, fin décembre, un niveau de revenus inférieur à 900 €. Leur dossier sera ensuite vérifié manuellement par les conseillers de Pôle emploi et s’ils sont bien éligibles à la prime, elle leur sera versée.

Interrogé sur ce retard par le quotidien, le ministère du Travail préfère mettre en avant les 320 000 travailleurs qui en bénéficient déjà. « On a imaginé cette prime automatique exceptionnelle fin novembre, c’est-à-dire dans l’urgence, pour répondre à des situations difficiles de certains précaires. Ce n’est pas un retard ! C’est un faux procès », se défend l’entourage de la ministre du Travail Elisabeth Borne. De son côté, Pôle emploi met en avant la complexité à mettre en place cette aide accordée automatiquement.

Comment fonctionne la prime ?

Pour rappel, cette prime exceptionnelle est accordée pour les mois de novembre, décembre, janvier et février aux « permittents » – les salariés alternant contrats courts et périodes de chômage (indemnisé ou non) – dont les revenus ont chuté en 2020 en raison d’une forte baisse des missions d’intérim et de contrats à durée déterminée : employés en extra dans la restauration, l’hôtellerie ou l’événementiel, saisonniers, intérimaires, etc.

Pour en bénéficier, il fallait, dans le dispositif de départ, que les personnes :

  • résident sur le territoire national ;
  • soient inscrites à Pôle emploi au cours d’un ou de plusieurs mois entre novembre 2020 et février 2021 et avoir actualisé sa situation à la fin de chaque mois ;
  • aient un niveau de revenus inférieur à 900 € au cours du mois écoulé, qu’il s’agisse d’allocations versées par Pôle emploi, la Caisse d’allocations familiales (CAF) ou la Mutualité sociale agricole (MSA) ;
  • aient travaillé au moins 8 moins en 2019.

Mais face à la contestation des syndicats FO et CFDT, le ministère du Travail a élargi la prime aux personnes ayant travaillé au moins 6 mois en 2019.

Le montant mensuel de la prime exceptionnelle s’élève à :

  • 335 € net si vous percevez le RSA ;
  • 900 € net maximum si vous ne percevez aucun revenu d’activité professionnelle ni revenu de remplacement (allocations, aides), ni RSA.

En revanche, si vous avez travaillé au cours du mois écoulé, le revenu d’activité professionnelle brut sera pris en compte à hauteur de 60 % et viendra en déduction du montant de la prime.

La prime au titre du mois de janvier sera, en principe, versée entre le 21 et le 24 février et celle de février fin mars.

A lire aussi