Travailleurs handicapés : la stratégie du gouvernement pour lutter contre le chômage

Plateforme numérique d’information dédiée à l’emploi et à la formation, référent handicap dans les entreprises de plus de 250 salariés… Le gouvernement a présenté sa stratégie en faveur de l’emploi des personnes handicapées pour les années 2020-2022.

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© FG Trade

La France comptait 515 531 demandeurs d’emploi en situation de handicap fin 2018. Le taux de chômage des travailleurs handicapés atteint 18 %, le double de la moyenne nationale. Plus âgés et moins qualifiés, ils restent en moyenne 832 jours au chômage.

Pour favoriser une meilleure intégration, la secrétaire d'État chargée des Personnes handicapées, Sophie Cluzel, et la ministre du Travail, Muriel Pénicaud, ont présenté, à l’occasion de la Semaine européenne de l’emploi des personnes handicapées qui se tient jusqu’au 22 novembre, une stratégie nationale de lutte contre le chômage des personnes handicapées pour les années 2020-2022.

Elle est issue de 18 mois de concertation avec les partenaires sociaux, les employeurs, les associations représentatives, l’Association de gestion du fonds pour l’insertion des personnes handicapées (Agefiph), le Fonds pour l’insertion des personnes handicapées dans la fonction publique (Fiphfp), les branches professionnelles, les acteurs du service public de l’emploi, du secteur adapté et du médico-social, et des chefs d’entreprises. Parmi les 17 leviers annoncés, certains étaient déjà connus.

Favoriser l’accès à l’apprentissage

Le gouvernement s’est notamment fixé pour objectif de passer de 1,3 % à 6 % d’apprentis handicapés d’ici 2022. Une enveloppe de 20 millions d’euros par an, répartis entre les Opérateurs de Compétences (Opco) et France Compétences, est ainsi prévue pour majorer le niveau de prise en charge des contrats d’apprentissage pour les jeunes en situation de handicap.

Inciter les entreprises et employeurs publics à embaucher

L’obligation d’emploi des travailleurs handicapés (OETH) sera réformée à partir du 1er janvier 2020 afin d’inciter les entreprises et employeurs publics à recruter des personnes handicapées. Le taux d’emploi direct atteignait 3,5 % dans le secteur privé en 2017 et 5,6 % dans le public, en-deçà du seuil obligatoire fixé à 6 % par la loi.

Un référent handicap sera, par ailleurs, obligatoire dans les entreprises de plus de 250 salariés et des employeurs publics. Il sera chargé d’orienter, d’informer et d’accompagner les travailleurs handicapés.

Dans le secteur public, les concours seront adaptés et un dispositif de titularisation des apprentis en situation de handicap sera expérimenté.

Faciliter les démarches des personnes en situation de handicap

A partir du 1er janvier 2020, la reconnaissance de la qualité de travailleur handicapé (RQTH) sera délivrée à vie en cas de handicap irréversible.

Une plateforme numérique nationale d’information, d’orientation et de services consacrée à l’emploi et à la formation des personnes en situation de handicap sera ouverte en janvier 2020.

Améliorer la prise en charge des chômeurs handicapés

Dès 2020, une offre d’accompagnement personnalisée pour les demandeurs d’emploi en situation de handicap sera expérimentée dans 19 sites pilotes (un département par région) avant une généralisation à tous les départements en 2021. Concrètement, les premières étapes du diagnostic du demandeur d’emploi seront réalisées par un conseiller de Pôle emploi. Ce dernier pourra ensuite solliciter l’expertise d’un conseiller de Cap emploi afin d’identifier les besoins d’accompagnement spécifiques. Ils formuleront ensemble une proposition de suivi qui sera réalisée par l’un ou l’autre, qui deviendra le conseiller référent.

Prévenir la désinsertion professionnelle

Au printemps 2020, seront expérimentées dans trois départements des plateformes « maintien » animées par la Caisse nationale d’assurance maladie dans le but de prévenir la désinsertion  professionnelle des assurés en arrêt de travail sur la base d’un ciblage le plus précoce possible.

df
Sarah Corbeel
Publié le

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