Retour au télétravail, masque obligatoire, dérogations : ce qui change le 1er septembre

A compter de mardi 1er septembre, le port du masque devient obligatoire dans tous les espaces professionnels clos et partagés. Des dérogations, graduées selon la couleur du département où se situe l’entreprise, seront toutefois possibles.

Ce contenu a bien été ajouté à vos favoris dans votre compte

Voir mes favoris

Pour ajouter ce contenu à vos favoris vous devez être connecté(e)

Me connecter

Pour ajouter ce contenu à vos favoris vous devez être abonné(e)

M'abonner
3mn de lecture
© Vadym Pastukh

Alors que l’épidémie de coronavirus est en pleine recrudescence, les entreprises privées et publiques, hors établissements de santé, ont représenté 27 % des 1 097 clusters recensés entre le 9 mai et le 24 août, selon les données officielles.

Pour tenter d’enrayer les contaminations dans le milieu professionnel, le ministère du Travail a décidé de revoir le protocole sanitairenational dans les entreprises.

Masque obligatoire dans les salles de réunion, open spaces et espaces de circulation

A partir du 1er septembre, le port du masque devient obligatoire dans tous les espaces clos et partagés, c’est-à-dire les couloirs, vestiaires, open spaces, salles de réunion et bureaux partagés. Seuls les bureaux privés sont épargnés par la mesure dès lors qu'il n'y a qu'une personne présente. Les employeurs devront fournir les masques aux salariés.

Des dérogations possibles

Des dérogations au port du masque obligatoire seront toutefois possibles. Reprenant l’avis du Haut Conseil de la santé publique, Laurent Pietraszewski, le secrétaire d’Etat en charge des retraites et de la santé au travail, les a présentées ce lundi en fin de matinée aux partenaires sociaux. Elles dépendront de la couleur épidémiologique du département où se situe l’entreprise.

Dans les départements en zone verte, à faible circulation du virus, il sera possible de déroger à l'obligation du port du masque s'il y a une ventilation ou aération suffisante, des écrans de protection installés entre les postes de travail, la mise à disposition de visières et si l'entreprise a mis en œuvre une politique de prévention, avec notamment la nomination d'un référent Covid et une procédure de gestion rapide des cas de personnes symptomatiques.

En zone orange, à circulation modérée du virus, deux conditions supplémentaires viennent s'ajouter pour déroger au port du masque : disposer d’un extracteur d'air par le haut suffisamment puissante et des locaux de grands volumes.

Enfin, en zone rouge, où la circulation du virus est élevée, la dérogation ne sera possible que si, en plus de toutes les conditions citées plus haut, le salarié dispose de 4 mètres carrés de surface minimale dans un local avec ventilation mécanique.

Dans les conditions où les salariés pourront s'abstenir de porter un masque, ce sera uniquement à certains moments de la journée. Dans les bureaux individuels, les salariés pourront, eux, ne pas porter de masque s'ils sont seuls. Pour les travailleurs en extérieur, le port du masque sera nécessaire en cas de regroupement ou d'incapacité de respecter la distance d'un mètre.

Par ailleurs, dans le cas des ateliers, comme les garages, où la densité de personnes n’est pas trop importante et où l’espace est bien ventilé, les salariés amenés à faire des efforts physiques importants pourront porter une visière à la place du masque. En milieu froid (- 18 degrés), des discussions doivent se tenir cette semaine pour trouver les modes de prévention adaptés.

Télétravail recommandé

La ministre du Travail, Elisabeth Borne, encourage les employeurs à recourir au télétravail. Elle préconise de « le mettre en place chaque fois que c'est possible dans les zones de circulation active du virus ».

La nouvelle version du protocole sanitaire national, qui détaillera les règles en vigueur à partir de ce mardi, doit être publiée ce lundi 31 août d’ici la fin de la journée.

Partager cet article :