Pourquoi les pompiers font grève ?

Les agents entament mercredi un mouvement social qui doit prendre fin le 31 août. Sept syndicats réclament notamment une augmentation de la prime de feu et des embauches.
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Des pompiers en intervention, le 27 juillet 2017 à Bormes-les-Mimosas (Var).
Des pompiers en intervention, le 27 juillet 2017 à Bormes-les-Mimosas (Var). © Jean-Paul Pelissier – Reuters

Les pompiers professionnels commencent, mercredi 26 juin, une grève qui doit se terminer le 31 août. Ce mouvement social n’aura aucun effet sur les usagers : les grévistes ne vont pas cesser le travail mais prévoient d’afficher des inscriptions sur leurs casernes, leurs véhicules, leurs vêtements ou les brassards portés durant leurs interventions, indique l’agence de presse Reuters. Les pompiers disposant du statut de militaire ne font pas grève. Les sapeurs-pompiers de Paris et les marins pompiers de Marseille ne sont donc pas concernés.

Différentes revendications

Dans une lettre du 19 juin adressée au ministre de l’Intérieur, Christophe Castaner, pour déposer leur préavis de grève, sept syndicats de pompiers ont détaillé leurs revendications, soit notamment :

  • « le retrait du projet de loi de transformation de la fonction publique » ;
  • « la revalorisation de la prime de feu à hauteur des autres métiers à risque » ;
  • « le recrutement massif » d’agents sous le statut de fonctionnaire « pour répondre aux besoins des Services départementaux d’incendie et de secours ».

Le mouvement de protestation s’inscrit dans un contexte de forte hausse du nombre de sollicitations des pompiers. « De 2003 à 2018, on est passé de 3,5 millions à 4,6 millions d’interventions par an », a ainsi expliqué au Monde Sébastien Delavoux (CGT).

Selon le quotidien, les pompiers se plaignent également d’une progression des actes de violence contre eux.

df
Timour Aggiouri
Publié le