Plan de relance : ce qui est prévu pour l’emploi

Plan pour l’emploi des jeunes, bouclier anti-chômage, formations… Le Premier ministre, Jean Castex, a dévoilé les mesures du plan de relance de l’économie en faveur de l’emploi.

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© AntonioGuillem

100 milliards d’euros. C’est le montant du plan de relance de l’économie face à la crise sanitaire liée à l’épidémie de Covid-19 que le Premier ministre, Jean Castex, a présenté ce jeudi 3 septembre. Ce plan, baptisé « France relance », vise à retrouver le niveau de croissance de 2019 d’ici la fin de l’année 2022. Il comprend 70 mesures réparties autour de trois piliers : la transition énergétique, la relocalisation industrielle et la cohésion sociale et territoriale. Ce dernier volet fait du soutien à l’emploi une priorité alors que le gouvernement anticipe 800 000 suppressions d’emploi sur l’année en raison des effets de la crise sanitaire sur l’économie.

L’objectif est d’ « accompagner vers l’emploi les jeunes, les salariés fragilisés par la crise et les demandeurs d’emploi et armer notre économie en garantissant aux entreprises les compétences dont elles ont besoin », a déclaré la ministre du Travail, Elisabeth Borne, lors de la présentation du plan de relance.

Plan pour l’emploi des jeunes

Une enveloppe de 6,7 milliards d’euros sera dédié au « plan jeunes » destiné à soutenir l’emploi des 16-25 ans face à la crise du coronavirus. Amorcé fin août, il comprend notamment l’aide de 4 000 € pour toute embauche d’un jeune de moins de 26 ans pour un contrat de plus de trois mois, les primes pour l’embauche de jeunes en alternance, les contrats d’insertion ou le service civique étendu.

Incitation à l’embauche des personnes handicapées

Le plan contient également une aide de 100 millions d’euros pour étendre aux chômeurs en situation de handicap, sans limite d’âge, la prime d’aide à l’embauche des jeunes de moins de 26 ans.

Création d’un bouclier anti-chômage

7,6 milliards d’euros seront, par ailleurs, consacrés à la création d’un « bouclier anti-chômage » pour les entreprises qui subiront une baisse d’activité dans les prochains mois. « Il faut éviter que les entreprises se séparent des salariés et des compétences dont elles auront besoin lors de la reprise économique », a détaillé la ministre du Travail, Elisabeth Borne.

Ce bouclier combinera l’activité partielle de longue durée (6,6 milliards d’euros), dispositif en vigueur depuis le 31  juillet, et la formation de salariés placés en activité partielle ou activité partielle de longue durée. Le FNE-Formation sera ainsi abondé à hauteur d’1 milliard d’euros sur 2020-2021 pour financer des formations destinées à permettre aux salariés de favoriser leur employabilité comme par exemple celles sur les nouvelles technologies hybrides dans l’automobile. L’objectif est de créer 160 000 emplois en 2021.

Investissement dans la formation professionnelle

Le plan de relance consacrera 1 milliard d’euros pour soutenir la formation des salariés dans des secteurs en difficultés et des demandeurs d’emploi vers des métiers d’avenir dans les secteurs de la transition énergétique, de l’industrie numérique ou encore de la santé. « On va dire aux entreprises contraintes à licencier : "formez plutôt que licenciez" », a déclaré le Premier ministre au micro de RTL. Plus de 200 000 formations rémunérées seront mises en place.

Relocalisation d’entreprises

Pour lutter contre le chômage, le gouvernement investira 1 milliard d’euros dans la relocalisation industrielle. « Nous avons sélectionné un certain nombre de secteurs où nous allons investir massivement pour que nous relocalisions ou localisions les activités actuelles ou futures », a indiqué Jean Castex, évoquant les secteurs de la santé, des nouvelles technologies ou encore de l’agroalimentaire.

Le plan prévoit aussi une série d’aides aux entreprises qui participeront au soutien de l’emploi.

 

df
Sarah Corbeel
Publié le

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