Obligation de télétravail : vers un assouplissement mi-mai ?

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© Tetiana Soares

Ce lundi 26 avril, c’était la rentrée « en présentiel » pour les enfants de maternelle et primaire, mais pas encore pour les salariésqui doivent toujours se soumettre au télétravail lorsque leur activité le permet : cinq jours sur cinq si possible, avec un jour de soupape pour les employés en exprimant le besoin.

Une réunion d’échange pour faire évoluer les règles

Constatant, avec la fermeture des écoles début avril, une augmentation de plus de 10 % du nombre d’actifs ayant télétravaillé (passant de 65 % à 78 %), la ministre du Travail Elisabeth Borne a enjoint les salariés à continuer sur ce modèle. Mais elle a aujourd’hui convoqué les organisations syndicales et patronales pour évoquer le déconfinement des entreprises et l’assouplissement du protocole sanitaire.

Un allègement par étapes mais pas avant la mi-mai

Gabriel Attal a annoncé dimanche un déconfinement progressif dès le 3 mai, avec une possible réouverture mi-mai de certains commerces non essentiels, lieux culturels et terrasses de restaurants. C’est cette même échéance qui a été évoquée par l’entourage d’Elisabeth Borne à nos confrères du Parisien : « Rien ne change avant la mi-mai ! (…) C’est une réunion d’échanges. Il s’agit de dessiner des perspectives et de savoir comment on allège par étapes le dernier protocole sanitaire qui est très strict ».

Certes, il ne s’agira pas de reprendre à 100 % en présentiel, mais plutôt de passer à deux ou trois jours de télétravail : la ministre propose que chaque entreprise ou chaque branche établisse son propre rythme… Elisabeth Borne s’est aussi penchée sur le problème de la restauration d’entreprise, pour l’instant fermée ou très limitée, mais aussi sur les moments de convivialité, si importants dans la vie d’une entreprise, comme les pots entre collègues, totalement interdits pour l’instant…

Plus ou moins de télétravail : un difficile équilibre

Selon une étude de l’Institut Pasteur, le télétravail total réduirait de 30 % le risque d’attraper le Covid. C’est cet argument que relève Yves Veyrier, secrétaire-général de FO pour qui « Protéger la santé des salariés, c’est la priorité ! ». Pourtant, de plus en plus de salariés se plaignent d’isolement, d’épuisement, de dépression et de saturation numérique – on parle de « zoom fatigue »… C’est l’avis de Gérard Mardine secrétaire national de la CFE-CGC, qui insiste, lui, sur « la nécessité d’un allègement du télétravail, réclame une période de transition pour soulager ceux qui n’en peuvent plus, et propose de trouver des souplesses selon les disparités territoriales ». Bref, conserver un protocole sanitaire qui sauve des vies, sans risquer d’altérer plus encore la santé mentale de nombreux salariés : l’équilibre s’avère périlleux.

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