Livraison de repas : les plateformes présentent des mesures contre la sous-location de comptes

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Manifestation, Paris, livreurs repas à domicile
© Jacopo Landi/Hans Lucas via Reuters Connect

Des livreurs de repas à domicile en situation irrégulière ou ayant moins de 18 ans sous-louent un compte sur une plateforme de livraison de repas à domicile pour pouvoir proposer leurs services. Le gouvernement souhaite voir la fin de ces fraudes.

Des représentants de quatre plateformes de livraison, Deliveroo, Frichti, Stuart et Uber Eats, ont transmis mardi 14 septembre aux ministres Elisabeth Borne (Travail, emploi et insertion) et Jean-Baptiste Djebbari (délégué chargé des Transports), « un plan d’actions visant à mettre un terme aux situations d’abus et de fraudes dans ce secteur ».

Selon un communiqué diffusé le même jour par les cabinets de ces deux membres du gouvernement, les représentants des plateformes ont assuré instaurer des « mécanismes » visant à « mieux déceler les anomalies et les fraudes, comme un système de reconnaissance faciale, le contrôle des données bancaires, la lutte contre les annonces de trafiquants ou le contrôle des comptes ».

« Une charte d’engagement des plateformes »

Les plateformes vont renforcer leur « collaboration avec les services de l’Etat » impliqués que sont la Direction générale du Travail, la Direction générale des Transports et le ministère de l’Intérieur. Elles doivent également élaborer « une charte d’engagement des plateformes afin de susciter une dynamique vertueuse dans le secteur intégrant des actions communes de lutte contre les fraudes ».

« Les ministres ont pris acte des propositions des plateformes de livraison et leur ont demandé de les rendre opérationnelles sans délai. Des réunions de suivi et de bilan des actions engagées seront réalisées avec les services des différents ministères concernés », précisent les deux cabinets.

Une première réunion avait été organisée en juillet « après des remontées des services de contrôles faisant état d’un certain nombre de situations d’abus et de fraudes liées à la sous-location irrégulière de comptes (travail illégal, sous-traitance irrégulière, conditions de travail indignes) et à l’exercice illégal de la profession ».

Pas de mesure contraignante

Le gouvernement n’impose pas de mesure contraignante, il fait confiance aux plateformes pour lutter contre les pratiques frauduleuses.

Uber Eats explique avoir créé « une fonctionnalité qui permet de détecter les cartes d’identité qui utilisent un même modèle et où seules quelques informations minimes diffèrent »

L’application dispose depuis un an et demi « d’un système d’identification en temps réel, qui permet de veiller à l’authenticité de l’identité des livreurs », ajoute l’entreprise dans un communiqué diffusé mardi après la réunion.

Uber Eats demande « de façon aléatoire aux livreurs de prendre un selfie », qui est « comparé en temps réel à la photo » dont dispose l’entreprise dans sa « base de données ». En l’absence de correspondance entre les photos, « le compte du livreur est suspendu puis désactivé si la fraude est avérée ». La société affirme désactiver mensuellement « entre 300 et 500 comptes frauduleux ».

Comme l’a raconté BFM Paris dans une enquête publiée en novembre 2018, des personnes inscrites sur des plateformes de livraisons de repas mettent leur compte en sous-location auprès de personnes en situation irrégulière ou mineures, contre rémunération.

Un adolescent cité sous couvert d’anonymat indiquait ainsi reverser 50 % du montant de ses gains au propriétaire du compte qu’il sous-louait.

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