Le chômage partiel ouvert aux personnes vulnérables ou devant garder leur enfant

Le 1er mai, les salariés vulnérables ou devant s'occuper de leur enfant à la maison ne seront plus en arrêt de travail mais au chômage partiel. Ils bénéficieront ainsi d'une meilleure rémunération. Explications. 

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© Serhii

Le dispositif de protection des personnes en arrêt de travail en raison de l'épidémie de coronavirus évolue. Aujourd'hui, les salariés considérés comme personnes vulnérables et ceux devant garder leur enfant à la maison en raison de la fermeture des écoles bénéficiaient d'un arrêt de travail. À partir du 1er mai, ils vont pouvoir bénéficier du chômage partiel (ou activité partielle). 

Le ministère des Solidarités  et de la Santé précise : "Cette indemnité sera versée au salarié à l’échéance normale de paie par l’entreprise, qui se fera intégralement rembourser par l’État dans les mêmes conditions que le reste de l’activité partielle."

Ce que change le chômage partiel

L'arrêt de travail avait été élargi pour permettre aux personnes vulnérables et aux salariés devant garder leur enfant privé d'école pendant le confinement de bénéficier de 90 % de leur salaire en restant chez eux. Toutefois, ce montant aurait automatiquement été abaissé à 66 % au deuxième mois. 

Le passage au chômage partiel le 1er mai permet aux salariés devant garder leurs enfants ou considérés comme vulnérables de bénéficier de 70 % de leur salaire brut, soit 84 % de leur rémunération nette, voire 100 % pour les salariés payés au Smic. 

Et les non-salariés ?

Les travailleurs indépendants, les fonctionnaires et les agents contractuels de droit public en arrêt de travail pour garder leur enfant ou parce qu'ils sont vulnérables ne peuvent bénéficier du chômage partiel. En revanche, ils pourront continuer à solliciter un arrêt de travail sur le site declare.ameli.fr et percevoir leurs indemnités dans les mêmes conditions qu’aujourd’hui, précise le ministère des Solidarités et de la Santé, dans son communiqué. 

Les chômeurs, quand à eux, bénéficient du prolongement de leurs droits pendant toute la durée du confinement. 

 

 

df
Mathieu Sicard
Publié le

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