La transition collective, pour faciliter les reconversions des salariés

La ministre du Travail, Elisabeth Borne, a réuni le 6 janvier les organisations syndicales et patronales au sujet de ce dispositif, qui peut vous aider à changer de métier.

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Ouvrier, usine
© Martinns

Le gouvernement souhaite en faire un nouvel outil de lutte contre le chômage. La ministre du Travail, Elisabeth Borne, a réuni mercredi 6 janvier les organisations syndicales et patronales au sujet du dispositif de Transition collective, après le leur avoir présenté le 26 octobre.

À qui s’adresse ce dispositif ?

Il est destiné à « des salariés dont les emplois sont menacés et qui se positionnent sur une formation vers un métier porteur localement » et/ou un métier dans un secteur en manque de main-d’œuvre dans leur bassin d’emploi, explique le ministère du Travail sur son site.

Seuls les salariés « peu qualifiés » peuvent bénéficier de cette mesure.

Combien de temps durera la formation ?

La formation prévue pourra durer jusqu’à 24 mois. Elle constituera un atout permettant aux salariés de se faire recruter par une entreprise du territoire et donc d’éviter « une période de chômage ».

Comment les salariés pourront-ils trouver des offres de formation ?

Le ministère du Travail évoque « la mise en place de plateformes territoriales de transitions professionnelles, parfois déjà présentes dans certains territoires, qui rapprocheront les entreprises partenaires, celles qui ont besoin de reconvertir leurs salariés et celles qui ont besoin de recrutement ».

Syndicats et patronat doivent respectivement accompagner les salariés et appuyer les entreprises dans les projets, par le biais des « structures paritaires régionales de transitions professionnelles ».

Le salarié conserve-t-il sa rémunération ?

Oui, vous continuerez à être rémunéré. 

L’entreprise de départ ou l’entreprise d’accueil pourra financer votre rémunération et votre formation, prises en charge partiellement ou totalement par l’Etat. Dans le détail, le niveau de couverture par l’Etat atteindra :

  • 100 % pour les entreprises employant jusqu’à 300 salariés ;
  • 75 % pour les entreprises de 300 à 1 000 salariés ;
  • 40 % pour les entreprises de plus de 1 000 salariés.

Dans le cadre d’un accord avec son employeur, le salarié aura la possibilité d’accomplir une formation certifiante pendant 24 mois, et son contrat sera rompu à l’issue de sa formation, pour rejoindre un nouvel employeur. Le salarié bénéficiera durant sa formation d’un congé de mobilité ou de reclassement allongé.

Selon l’AFP, les premiers dossiers de reconversion seront susceptibles d’être traités début février.

Exemple

Voici un exemple donné par le ministère du Travail.

Un salarié occupe un emploi menacé de disparaître. Il veut se reconvertir dans le médico-social, secteur marqué par une forte demande dans son bassin d’emploi.

Dans le cadre d’un accord avec son employeur, le salarié a la possibilité d’accomplir une formation certifiante pendant 24 mois, et son contrat sera rompu à l’issue de sa formation, pour rejoindre un nouvel employeur. Le salarié bénéficie durant sa formation d’un congé de mobilité ou de reclassement allongé.

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