Inégalités salariales : à partir de mardi 5 novembre 16 heures 47, les Françaises travaillent « gratuitement »

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L’écart de rémunération entre les femmes et les hommes évalué par Eurostat atteint 15,4 %.
© Olivier Le Moal

Le seuil est symbolique : à partir de mardi 5 novembre 16 heures 47, les salariées « commencent à travailler bénévolement jusqu’à la fin de l’année ». Le collectif féministe Les Glorieuses l’assure dans sa lettre d’information en ligne, en s’appuyant sur le fossé des niveaux de rémunération en France entre les femmes et les hommes, évalué à 15,4 % par l’office de statistiques Eurostat.

D’autres sources évoquent un écart différent, proche de ce pourcentage. Le calcul du seuil par Les Glorieuses est l’objet de critiques. Le collectif utilise notamment le nombre de jours ouvrés de l’année 2019.

La Journée européenne de l’égalité salariale

La Commission de Bruxelles a fixé cette année au 5 novembre la Journée européenne de l’égalité salariale.

« Les facteurs à l’origine de l’écart de rémunération sont multiples : les femmes travaillent plus souvent à temps partiel, elles sont confrontées au plafond de verre dans les entreprises, elles sont présentes dans des secteurs moins bien rémunérés ou elles sont souvent responsables au premier chef lorsqu’il s’agit de s’occuper de leur famille », rappellent le premier vice-président de l’institution, Frans Timmermans, et deux autres commissaires, évoquant également les « stéréotypes de genre » et « la discrimination ».

Le collectif Les Glorieuses propose différentes « mesures qui ont fait leurs preuves dans les pays où cet écart est plus faible : une transparence des salaires au sein des entreprises, un congé paternité équivalent au congé maternité postaccouchement et un certificat d’égalité salariale ».

Index de l’égalité professionnelle

Une réforme inscrite dans la loi du 5 septembre 2018 pour la liberté de choisir son avenir professionnel vise à renforcer la transparence. Dans ce cadre, les entreprises employant plus de 250 personnes doivent calculer et publier un index de l’égalité professionnelle entre les femmes et les hommes. L’obligation va s’imposer aux structures d’au moins 50 salariés le 1er mars 2020. Les entreprises dont l’effectif est inférieur ne sont pas concernées.

Une loi du 22 décembre 1972 a posé le principe de l’obligation pour les employeurs d’assurer l’égalité de rémunération entre les femmes et les hommes, pour un même travail ou pour un travail de valeur égale.

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