Smic : bientôt une revalorisation automatique de 32 € brut ?

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AntonioGuillem

Sous l’effet de l’inflation galopante, le salaire minimum interprofessionnel de croissance (Smic) pourrait être augmenté de 32 € brut par mois d’ici la fin juin. C’est ce qu’anticipe l’Insee dans sa note de conjoncture publiée mercredi 16 mars, rapporte Les Echos. Cette revalorisation serait la troisième en quelques mois, après les hausses du 1er octobre et du 1er janvier dernier.

« Le dynamisme des salaires est susceptible de se poursuivre au deuxième trimestre, d'autant qu'une nouvelle revalorisation du Smic, d'au moins 2 %, pourrait avoir lieu compte tenu de l'évolution possible des prix », écrit l’institut national de la statistique et des études économiques dans sa note. Ce qui porterait le salaire minimum de 1 603 € brut à 1 635 € brut par mois (sur une base de 35 heures de travail hebdomadaire), soit une augmentation de 32 €. 

Comment est calculé la hausse du Smic ?

Pour rappel, trois mécanismes peuvent être à l’origine d’une hausse du Smic. Premier cas de figure : le gouvernement peut procéder à tout moment à une augmentation du salaire minimum. Mais ces coups de pouce sont rares, le dernier remonte à juillet 2012. Nouvellement élu, le président François Hollande avait décidé d’augmenter le Smic de 2 % (dont 1,4 % au titre de l'inflation de façon anticipée et 0,6 % de "coup de pouce").

En dehors de ce coup de pouce de l’Etat, les deux autres mécanismes de revalorisation sont automatiques. Chaque année au 1er janvier, le Smic peut augmenter sur la base de deux critères : l'inflation constatée pour les 20 % des ménages français les plus modestes et le gain de pouvoir d'achat du salaire horaire de base des ouvriers et des employés (SHBOE). Le Smic a ainsi progressé de 0,9 % le 1er janvier dernier pour atteindre 1 603 € brut mensuels (+ 14 euros).

Par ailleurs, en cours d’année, une autre revalorisation automatique peut avoir lieu lorsque l’indice des prix à la consommation a augmenté d’au moins 2 % par rapport à sa valeur constatée lors de la précédente revalorisation du Smic. Le salaire minimum est alors augmenté dans la même proportion. C’est ce qui s’est passé le 1er octobre dernier et s’est traduit par une hausse du Smic d’environ 35 € brut par mois.

Reste à savoir si ces 2 % seront atteints. Fin février, on en était encore loin. « L’évolution par rapport à sa valeur de novembre, prise en compte lors de la dernière revalorisation – celle du 1er janvier – ressort à 1,1 % », indique Les Echos. Mais l’Insee ne l’exclut pas. « L'indice des prix du premier quintile peut augmenter plus vite que l'indice global compte tenu de la pondération de l'énergie et de l'alimentation dans sa composition », explique au quotidien le chef du département de la conjecture, Julien Pouget.

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