Garantie jeunes : les conditions d’entrée du dispositif d’insertion des jeunes assouplies

3 min de lecture

Retrouvez ce contenu dans votre compte en cliquant sur ce lien

Ce contenu a bien été ajouté à vos favoris

Voir mes favoris

Ce contenu a bien été supprimé de vos favoris

Voir mes favoris

Pour ajouter ce contenu à vos favoris vous devez être connecté(e)

Me connecter

Pour ajouter ce contenu à vos favoris vous devez être abonné(e)

M'abonner
© julief514

C’est un premier pas vers une « Garantie jeunes universelle ». Alors que la sortie de crise n’est pas pour demain, le gouvernement préfère miser sur une extension de ce dispositif d’insertion destiné aux 16-25 ans les plus éloignés de l’emploi, plutôt que d’ouvrir le RSA aux moins de 25 ans pour lutter contre la précarité des plus jeunes. La ministre du Travail, Elisabeth Borne, a ainsi acté lundi 15 février l’assouplissement des critères d’éligibilité à la Garantie jeunes. Objectif : passer de 100 000 à 200 000 bénéficiaires en 2021.

En quoi consiste la Garantie jeunes ?

Créée fin 2013 et généralisé en 2016, la Garantie jeunes assure aux jeunes âgés de 16 à 25 ans, qui ne sont ni en emploi, ni en études, ni en formation, une allocation d’un montant maximal de 497 € par mois. En échange, les bénéficiaires s’engagent à suivre un Parcours contractualisé d’accompagnement vers l’emploi et l’autonomie (Pacea) en mission locale, comportant des périodes de formation, des mises en situation en entreprise, un accompagnement social et professionnel.

Pour faciliter l’accès au dispositif, les critères de non-imposition, de ressources et de durée des parcours vont être assouplis :

  • un jeune n’aura plus besoin de se déclarer fiscalement autonome. Le conseiller de la mission locale pourra, à titre exceptionnel, attester lui-même de sa situation de précarité et de rupture vis-à-vis de sa famille ;
  • le plafond de ressources pourra également être évalué sur les trois ou les six derniers mois, selon l’appréciation la plus favorable pour chaque jeune, permettant ainsi de prendre en compte des parcours plus variés, avant l’entrée en accompagnement. Actuellement, les ressources ne doivent pas dépasser 1 243,67 € pour bénéficier du dispositif ;
  • la durée du parcours sera désormais modulable, en fonction de la situation de chaque bénéficiaire, et pourra aller de 9 à 18 mois, au lieu de 12 mois renouvelable six mois maximum actuellement ;
  • enfin, les jeunes en situation de handicap pourront bénéficier du dispositif jusqu’à l’âge de 30 ans.

Un budget augmenté

Par ailleurs, 140 millions d’euros supplémentaires seront accordés aux missions locales en 2021, pour un budget total de 495 millions d’euros, afin de leur permettre de recruter le personnel nécessaire pour déployer les 200 000 Garanties jeunes prévues dans le cadre du plan « 1 jeune, 1 solution ».

Ces assouplissements s’inscrivent dans la perspective des travaux sur une « Garantie jeunes universelle ». Le ministère du Travail annonce qu’une équipe de travail sera installée d’ici la fin du mois de février pour en définir les contours. En lien, notamment avec les missions locales, elle sera chargée de travailler à une nouvelle logique d’accompagnement des jeunes vers l’emploi, en prenant en considération les conclusions du rapport en faveur du dispositif  du Conseil d’orientation des politiques de jeunesse (COJ) remis début janvier.

Un dispositif qui a fait ses preuves

Depuis sa mise en place, la Garantie jeunes a montré son efficacité. Fin 2019, 43,5 % des bénéficiaires ont accédé à un emploi, à une formation, à un contrat en alternance, ou à une création d'entreprise, selon un rapport du service statistique du ministère du Travail (Dares).

A lire aussi