Fermeture des bars et restaurants : quels dispositifs pour les aider ?

4 min de lecture

Ce contenu a bien été ajouté à vos favoris

Voir mes favoris

Ce contenu a bien été supprimé de vos favoris

Voir mes favoris

Pour ajouter ce contenu à vos favoris vous devez être connecté(e)

Me connecter

Pour ajouter ce contenu à vos favoris vous devez être abonné(e)

M'abonner
© ventdusud

Face à la résurgence de l’épidémie de Covid-19, le ministre de la Santé, Olivier Véran, a annoncé mercredi soir de nouvelles restrictions variables en fonction des territoires. Parmi elles, la fermeture partielle voire totale des bars et restaurants dans certaines villes françaises.

Quelles sont les villes concernées ?

> Fermeture totale

A compter de ce samedi 26 septembre au soir et pour au moins deux semaines, les bars et restaurants de la métropole Aix-Marseille (92 communes) et de la Guadeloupe seront contraints à une fermeture totale. Ces deux territoires ont été placés en « zone d’alerte maximale » (les seuls à ce jour) à cause de la circulation préoccupante du coronavirus. C’est le dernier niveau qui précède l’état d’urgence sanitaire.

> Fermeture partielle

Dans les villes de Paris, sa petite couronne, Lyon, NiceBordeaux, Lille, Toulouse, Saint-Etienne, Rennes, Rouen, Grenoble et Montpellier, placées en « zone d’alerte renforcée », les bars et restaurants devront fermer à 22 heures au plus tard à partir de ce lundi 26 septembre, voire même plus tôt si le préfet le décide.

Cette liste pourrait bientôt s’allonger. Si les indicateurs sanitaires continuent à se dégrader, Tours, Strasbourg, Dijon et Clermont-Ferrand pourraient aussi être placés en « zone d’alerte renforcée ».

Quelles aides sont réclamées ?

Suite aux nouvelles restrictions, les deux principales organisations patronales françaises ont demandé à l’Etat de nouvelles aides publiques pour les commerçants touchés. « Les bars et les restaurants ont besoin du soutien de l'Etat qui doit compenser totalement leur perte d'exploitation », a déclaré sur Twitter le président du Medef, Geoffroy Roux de Bézieux. De son côté, le président de la Confédération des petites et moyennes entreprises (CPME), François Asselin, interrogé sur Europe 1, demande d’annuler les charges des métiers concernés, à savoir « les hôteliers, les restaurateurs, les bars, les filières en amont avec les fournisseurs ». « Ils ne pourront pas rembourser, ou alors ça sera direction le tribunal de commerce et là, de toute façon, ils ne paieront pas ».

Ce jeudi midi, le ministre de l’Economie, Bruno Le Maire, et le ministre délégué aux PME, Alain Grizet, ont tenu une réunion avec les représentants du secteur. Parmi les demandes formulées : la prise en charge par l’Etat des loyers et charges fixes pour les établissements contraints de fermer et une indemnisation de la perte d’exploitation pour ceux devant fermer à 22 heures.

Quelles aides peuvent solliciter les commerçants ?

En attendant de nouvelles mesures, les commerçants peuvent déjà solliciter plusieurs dispositifs d’aide :

> Le fonds de solidarité

Créé fin mars par l’Etat et les régions pour venir en aide aux très petites entreprises (TPE), micro-entrepreneurs, indépendants et professions libérales, particulièrement touchées par les conséquences économiques du Covid-19, le premier volet du fonds de solidarité – à savoir une aide mensuelle de 1 500 € maximum versée par la Direction Générale des Finances Publiques (DGFiP) – a été prolongé jusqu’à la fin de l’année pour les entreprises de l'hôtellerie, restauration, cafés, tourisme, événementiel, sport, culture et secteurs connexes subissant une très forte baisse d’activité. Dans certains cas, une aide complémentaire d’un montant compris entre 2 000 et 10 000 € peut également leur être attribuée par les régions.

> Le prêt garanti par l’Etat (PGE)

Jusqu’au 31 décembre 2020, les entreprises de toute taille et quelle que soit leur forme juridique peuvent demander à leur banque habituelle un prêt garanti par l’Etat (PGE) pour soutenir leur trésorerie touchée par la crise liée au Covid-19. Le prêt pourra représenter jusqu’à 3 mois de chiffre d’affaires 2019 ou deux années de masse salariale pour les entreprises créées depuis le 1er janvier 2019. La garantie de l’Etat peut couvrir 90 % du prêt pour les plus petites entreprises.

Le ministre de la Santé a, par ailleurs, promis que les bars et restaurants faisant l’objet d’une fermeture stricte pourront bénéficier de l’activité partielle sans reste à charge pour l’employeur et de l’exonération des charges sociales.

Dernière minute : les annonces de Jean Castex

Invité jeudi soir de l'émission Vous avez la Parole sur France 2, le Premier ministre Jean Castex s'est exprimé sur la fermeture totale ou partielle des bars et des restaurants à Marseille, Paris et dans dix autres métropoles. Le chef du gouvernement a promis de « ne pas les laisser tomber » et a affirmé le chômage partiel sollicité par les entreprises touchées par les nouvelles restrictions serait « sans coût pour l'employeur » qui se verrait également exonéré de charges pendant toute la période de fermeture imposée. Enfin, Jean Castex a annoncé que le Fonds de solidarité pour les entreprises (FSE) sera également mobilisé jusqu'à 10.000 euros sur la période de fermeture.

A lire aussi