Entreprise : que prévoit le protocole sanitaire si un cas de Covid-19 est détecté ?

Un de vos collègues se met à tousser ou semble fiévreux ? Le ministère du Travail a défini la procédure que l’employeur doit appliquer si un salarié présente des symptômes du Covid-19.

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© YurolaitsAlbert

Outre les mesures de protection (port du masque, distance de sécurité, etc.), le nouveau protocole sanitaire en entreprise, en vigueur depuis mardi 1er septembre, précise la procédure à appliquer si un salarié présente des symptômes du Covid-19.

Isoler le salarié symptomatique

Si un salarié se met à tousser, semble fiévreux, a des difficultés à parler, à avaler ou constate une perte du goût et de l’odorat, il doit immédiatement être placé dans une pièce dédiée et aérée. Il faut appliquer les gestes barrières, garder une distance de sécurité d’au moins un mètre avec elle avec port du masque chirurgical.

L’employeur doit ensuite faire intervenir le professionnel de santé dédié de l’entreprise, un sauveteur du travail formé au risque Covid ou un référent Covid. Là, deux cas de figure peuvent se présenter.

> Absence de signes de gravité

En l’absence de signes de gravité, il faut contacter le médecin du travail ou demander au salarié symptomatique de contacter son médecin traitant pour avis médical. Puis organiser son retour à domicile en évitant les transports en commun.

> Présence de signes de gravité

En cas de signe de gravité (détresse respiratoire par exemple), il faut appeler le SAMU en composant le 15 en restant suffisamment proche de la personne afin de permettre au médecin de lui parler si nécessaire. Il faut présenter en quelques mots la situation (Covid-19, symptômes), donner son numéro de téléphone, préciser la localisation et les moyens d’accès. Si l’envoi des secours est décidé, il est recommandé de rester près de la personne afin de la surveiller et de rappeler le SAMU si de nouveaux symptômes importants se présentent.

Une fois la personne prise en charge, il faut contacter le service de santé au travail et suivre ses consignes, y compris pour le nettoyage et la désinfection du poste de travail (bureau, matériel informatique, téléphone, poignées de porte, interrupteurs, etc.) et le suivi des salariés ayant été en contact avec l’employé.

Identifier les cas contacts « à risque » et les isoler

Si l’employé est bien atteint du Covid-19, le médecin en charge du malade et les plateformes de l’Assurance maladie se chargeront d’identifier et de prendre en charge les cas contacts (proches, salariés).

Les contacts évalués « à risque » seront placés en quatorzaine, c’est-à-dire isolés pendant 14 jours après la date du dernier contact avec le malade, sauf dans les situations particulières (professionnels d’établissements de santé ou médico-sociaux ou d’opérateurs d’importance vitale…). Si aucun symptôme n’apparaît au bout de cette période, les salariés contacts pourront reprendre le travail.

Pour être considérés contacts « à risque » selon la définition de Santé publique France, les salariés doivent avoir eu un contact direct avec la personne testée positive au Covid-19 (moins d’un mètre) quelle que soit la durée, partagé un espace confiné (bureau, salle de réunion, véhicule) pendant au moins 15 minutes ou avoir reçu des projections (toux ou éternuement) de la part du malade.

Pas de campagnes de dépistage

Concernant les tests de dépistage, le protocole sanitaire précise qu’« il n’est pas du rôle des entreprises d’organiser des campagnes de dépistage virologique pour leurs salariés ». Elles peuvent uniquement être menées sur décision des autorités sanitaires. De même, un contrôle de la température des salariés et visiteurs à l’entrée des établissements n’est pas recommandé et ne peut avoir de caractère obligatoire. Le salarié est ainsi en droit de le refuser et il ne peut pas être sanctionné. Si l’employeur lui refuse l’accès à l’entreprise, il devra lui verser le salaire correspondant à la journée de travail perdue.

Le ministère de la Santé conseille, en revanche, à toute personne de mesurer elle-même sa température en cas de sensation de fièvre ou plus généralement d’auto-surveiller l’apparition de symptômes évocateurs de Covid-19.

 

df
Sarah Corbeel
Publié le

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