Entreprise : en quoi consistent les prêts participatifs relance (PPR) ?

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© Drazen Zigic

Un an après la mise en œuvre des prêts garantis par l’Etat (PGE), le ministre de l’Economie, Bruno Le Maire, a officialisé, lundi 26 avril, le lancement des prêts participatifs relance (PGR). Disponibles dès la semaine prochaine, ils sont destinés à renforcer le bilan des PME et ETI touchées par la crise et à soutenir leur capacité d’investissement pour les aider à rebondir au moment de la reprise. Ils complètent les différents dispositifs de soutien mis en place depuis le début de la crise sanitaire.

A qui s’adresse le prêt participatif relance (PPR) ?

Le PPR s’adresse aux petites et moyennes entreprises (PME) dont le chiffre d’affaires atteint au moins 2 millions d’euros, et aux entreprises de taille intermédiaire (ETI). Elles doivent présenter un plan d’affaires ou d’investissement qui permet de démontrer que les fonds octroyés serviront à relancer les investissements et non à couvrir des besoins de liquidités pour payer des factures courantes. Même si elles ont été affaiblies par la crise, elles doivent donc être restées viables et avoir les moyens et la volonté de se relancer rapidement. Enfin, elles doivent disposer au moment de l’octroi du prêt d’une cotation appréciée par la banque au moins égale à BB- (ou équivalent).

Quelles sont les caractéristiques du prêt participatif relance (PPR) ?

Il s’agit d’un prêt à long terme, sur 8 ans, dont le remboursement ne commence qu’à partir de la cinquième année. Le financement peut être assimilé à de quasi fonds propres parce que le remboursement n’est pas prioritaire par rapport à d’autres créances. Le délai de 8 ans pourra donc être dépassé. C’est « de l’argent frais pour toutes les entreprises qui vont pouvoir réinvestir, réembaucher, recréer des emplois », a indiqué Bruno Le Maire, lundi matin sur Europe 1. En contrepartie, les intérêts sont fixés à 4 % pour les PME et à 5 % pour les ETI et sont dus dès la première année.

Le prêt peut représenter 12,5 % du chiffre d’affaires annuel pour une PME ou 8,4 % pour une ETI. Son montant peut aller de 200 000 € à 100 millions d’euros.

Comment seront financés les prêts participatifs relance ?

Ces prêts seront financés par des investisseurs privés (sociétés de capital investissement, sociétés de gestion, assureurs). Le ministre de l’Economie a annoncé qu’une première levée de fonds a permis de mobiliser 18 compagnies d’assurances, la Caisse des dépôts et consignations et d’atteindre 11 milliards d’euros. Une seconde levée de fonds est prévue au mois de juin. L’objectif est de pouvoir mobiliser jusqu’à 20 milliards d’euros de financement.

Les banques ne conservent que 10 % de ses prêts dans leurs bilans et en cèdent 90 % à un fonds d’investisseurs. De son côté, l’Etat s’engage à garantir les prêts, à hauteur de 30 % des pertes en capital éventuelles subies par les investisseurs.

Comment obtenir un prêt participatif relance (PPR) ?

Les entreprises doivent se rapprocher de leurs conseillers bancaires. Les banques distribueront des prêts participatifs relance (PPR) jusqu’au 30 juin 2022.

Le prêt participatif relance est-il cumulable avec le prêt garanti par l’Etat ?

Oui, une entreprise ayant eu recours à un PGE peut aussi demander un prêt participatif. Si le plafond commun global de 25 % du chiffre d’affaires annuel est dépassé, le montant maximal du PPR s’établit à 10 % du chiffre d’affaires pour les PME (au lieu de 12,5 %) et à 5 % du chiffre d’affaires pour les ETI (au lieu de 8,4 %).

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