Distance, aération, isolement des cas contacts… Ce que prévoit le nouveau protocole sanitaire en entreprise

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© Prostock-Studio

Alors que la France est touchée par une cinquième vague d’épidémie de Covid-19, le ministère du Travail a annoncé, jeudi 25 novembre à l’issue d’une réunion avec les partenaires sociaux, que le protocole sanitaire en entreprise allait légèrement évoluer à partir de lundi 29 novembre.

Deux mètres de distance entre chaque personne à la cantine

Premier changement : les règles en matière de restauration collective devraient à nouveau être durcies. « En l'absence de passe sanitaire dans ces lieux, et dans le contexte de reprise de l'épidémie, nous envisageons d'en revenir à une règle de deux mètres entre chaque personne à table, dès lors que le masque n'est pas porté », a indiqué le ministère, à l’issue d’une réunion avec les partenaires sociaux. Il ne sera donc plus possible de déjeuner face à face à la cantine.

Les pots seront déconseillés

Concernant les moments de convivialité (pots, etc.), le protocole va préciser qu’ils ne sont « plus recommandés ». « S’ils sont tout de même organisés, ils doivent l’être dans le strict respect des gestes barrières, notamment le port du masque, les mesures d’aération-ventilation et les règles de distanciation de deux mètres quand le masque est retiré », précise le document que s’est procuré Capital.

Aération régulière des locaux de façon naturelle ou mécanique

Les règles en matière de ventilation seront également précisées. Le protocole recommande une aération régulière des locaux, « de préférence de façon naturelle » en ouvrant les portes et/ou fenêtres en permanence ou au moins cinq minutes toutes les heures, ou, à défaut, en utilisant « un système de ventilation mécanique conforme à la réglementation ». En outre, lorsque l’aération naturelle des bureaux n’est pas possible, il est « recommandé de réaliser des mesures de CO2 dans l’air, à des endroits significatifs de la fréquentation et à des périodes de forte fréquentation, en particulier ». A partir d’une concentration en CO2 de 800 ppm, il faut renouveler l’air et/ou sortir de la pièce. « Au-delà de 1000 ppm, l'évacuation du local doit être proposée le temps d'une aération suffisante pour retrouver des niveaux de CO2 inférieurs à 800 ppm », précise le protocole. 

Isolement des cas contact

Avec le recensement des premiers cas du variant Omicron recensés en Europe, le protocole a été renforcé pour les cas contact. Toute personne contact d’une autre personne testée positive au nouveau variant B1.1.529 du Covid-19 devra être isolée et donc absente du lieu de travail, en télétravail si possible. Cela vaut désormais aussi pour les personnes vaccinées, a précisé samedi 27 novembre le ministère de la Santé Olivier Véran.

« Toute personne contact à risque d’un cas possible ou d’un cas confirmé du variant B1.1.529, indépendamment de son statut vaccinal, doit être considérée comme "contact à risque élevé" et doit ainsi être placée en quarantaine », précise le texte envoyé aux établissements et professionnels de santé.

Pas de télétravail imposé

Enfin, « l’organisation d’un échange dans le cadre du dialogue social de proximité sur la mise en place ou le renforcement des mesures sanitaires au sein de l'entreprise » (aménagement des horaires, flux de circulation, etc.) est vivement recommandée.

En revanche, en ce qui concerne le télétravail, le protocole sanitaire ne devrait pas évoluer. « Aujourd'hui, on ne va pas fixer une obligation pour les entreprises mais moi j'invite les employeurs à favoriser le télétravail et à définir les règles avec les représentants des salariés », a déclaré la ministre du Travail, Elisabeth Borne, ce vendredi 26 novembre sur Franceinfo. Depuis le 10 septembre, le protocole ne prévoit plus un nombre minimal de jour de télétravail. Il indique simplement que « les employeurs fixent, dans le cadre du dialogue social de proximité, les modalités de recours à ce mode d’organisation du travail en veillant au maintien des liens au sein du collectif de travail et à la prévention des risques liés à l’isolement des salariés en télétravail ».

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