Des députés LREM proposent un congé pour deuil d’un enfant de trois semaines

Quatre élus ont présenté « un plan global pour les parents endeuillés », après le fiasco du rejet par la majorité de l’allongement de ce congé.

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Le Code du travail fixe actuellement à 5 jours la durée du congé pour deuil d’un enfant.
Le Code du travail fixe actuellement à 5 jours la durée du congé pour deuil d’un enfant. © Watercolor_Concept

La majorité affiche son souhait d’augmenter la durée du congé pour deuil d’un enfant. Quatre députés La République en marche (LREM) ont présenté mardi 11 février lors d’une réunion de leur groupe parlementaire des recommandations en vue d’améliorer ce congé, après le fiasco le 30 janvier du rejet par l’Assemblée nationale d’une mesure inscrite dans une proposition de loi faisant passer sa durée de 5 à 12 jours.

Le groupe du parti majoritaire au Palais Bourbon veut « un plan global pour les parents endeuillés qui inclut un congé universel de trois semaines (15 jours ouvrés) pour tous les actifs : salariés du privé, fonctionnaires et indépendants », a expliqué à France Info l’un des quatre députés, Mounir Mahjoubi.

Le plan « traite à la fois du sujet du congé de deuil, mais aussi du sujet très douloureux du prix des obsèques et de la manière dont on accompagne les familles vers le retour à l’emploi », a ajouté l’ancien ministre, précisant qu’il ne s’agit pas d’« une proposition de loi ».

Un financement collectif

Pour les quatre députés, le congé doit être financé « par la solidarité nationale »

La ministre du Travail, Muriel Pénicaud, avait justifié son refus d’un allongement du congé par son souci de ne pas faire peser un coût supplémentaire sur les entreprises, un argument qui avait choqué. Elle s’était ensuite dit favorable à une augmentation de la durée, envisageant son financement « par la solidarité nationale ».

Les seuls employeurs des parents endeuillés doivent actuellement prendre en charge le congé actuel, d’une durée de 5 jours, à défaut d’une règle plus avantageuse prévue dans la convention ou l’accord collectif d’entreprise ou dans la convention ou l’accord collectif de branche.

Accompagnée par le secrétaire d’Etat chargé de la Protection de l’enfance, Adrien Taquet, Muriel Pénicaud avait rencontré des représentants d’associations travaillant dans le domaine de l’accompagnement des parents endeuillés.

Les deux membres du gouvernement ont prévu de poursuivre jeudi 13 février leurs discussions avec les associations, puis de s’entretenir vendredi avec des dirigeants syndicaux et patronaux.

Les sénateurs doivent débattre le 3 mars de la proposition de loi dans l’hémicycle du Palais du Luxembourg, après un premier examen en commission.

df
Timour Aggiouri
Publié le

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