Coronavirus : une prime de 2 000 € pour les salariés qui doivent aller sur leur lieu de travail ?

Dans un contexte de crise sanitaire, le gouvernement incite les employeurs à verser une prime aux salariés qui doivent se rendre sur leur lieu de travail. Les sommes allant jusqu’à 1 000 € seront défiscalisées et exonérées de cotisations sociales. Le gouvernement prévoit de porter ce montant à 2000 €. 

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Une caissière dans un magasin de Saint-Jacut-de-la-Mer (Côtes-d’Armor), le 20 mars.
Une caissière dans un magasin de Saint-Jacut-de-la-Mer (Côtes-d’Armor), le 20 mars. © Stéphane Mahé – Reuters

Le gouvernement d’Edouard Philippe prépare une ordonnance pour inciter les employeurs à régler une prime exceptionnelle aux salariés se rendant à leur travail malgré la pandémie de coronavirus qui a imposé la mise en place d’un confinement depuis le 17 mars.

Le montant ne sera pas plafonné, mais la défiscalisation et l’exonération de cotisations sociales seront ouvertes jusqu’à 1 000 € de prime, précise ce jeudi à Dossier Familial le cabinet du ministre de l’Economie et des finances, Bruno Le Maire. Un montant qui pourrait être relevé à 2 000 € en conseil des ministres ce mercredi 1er avril. La date limite pour pouvoir la verser pourrait aussi être repoussée au 31 août. 

Selon LExpress entreprise, le ministère du Travail souhaite une ordonnance visant à fixer les règles de la rémunération, qui bénéficiera de ce régime fiscal et social quelle que soit la taille de l’entreprise et même en l’absence d’accord d’intéressement. Interrogé par Dossier Familial, le cabinet de la ministre du Travail, Muriel Pénicaud, ne confirme pas ces informations.

La grande distribution se dit prête

Le versement sera laissé à la discrétion des employeurs. Dans la grande distribution, Auchan, Carrefour, Leclerc, Les Mousquetaires, Lidl et Système U ont annoncé vouloir accorder la prime à certains de leurs salariés.

Le 20 mars, Bruno Le Maire avait invité sur LCI les employeurs à régler une telle rémunération, évoquant « le courage » des salariés qui se rendent « sur leur lieu de travail » et « le font parfois avec la peur au ventre ».

Une « prime Macron » allégée

La mesure doit représenter un allègement des règles de la prime exceptionnelle de pouvoir d’achat, dite « prime Macron », créée en réaction au mouvement des « gilets jaunes ».

Depuis le 1er janvier 2020, la défiscalisation et l’exonération de cotisations sociales des sommes versées sont soumises à la mise en œuvre d’un accord d’intéressement dans l’entreprise. Ce qui dissuade certains employeurs, en particulier les plus petites structures, de verser la prime.

df
Timour Aggiouri
Publié le

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