Coronavirus : une prime de 1 000 euros pour aller travailler

Restez chez vous... ou pas. Bruno Le Maire, après l'avoir annoncé sur FranceInfo, a confirmé sur LCI que les employeurs pouvaient verser une prime de 1000 € aux salariés qui doivent se déplacer pour aller travailler. Une prime qui n'est pas nouvelle, en réalité, il s'agit de la prime exceptionnelle de pouvoir d'achat (ou "prime Macron"). Explications. 

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3mn de lecture
© Capture Twitter/LCI

La nouvelle a de quoi surprendre. À l'heure du confinement et des discussions parlementaires sur l'état d'urgence sanitaire, le ministre de l'Économie, Bruno Le Maire, a appelé les employeurs à verser une prime de 1000 € (sans cotisations ni prélèvement fiscaux) à leurs salariés se rendant au travail. Il s'agit en réalité de la "prime Macron". Explications. 

"Est-ce que vous avez débattu avec le Président d'une possible prime qui récompenserait ceux qui continuent de travailler dans cette crise ?" La question d'Elisabeth Martichoux au ministre de l'Économie a de quoi surprendre alors que l'état d'urgence sanitaire se prépare et que nous sommes déjà tous appelés au confinement depuis une semaine. 

"Bien sûr ! (...) J'invite toutes les fédérations, toutes les grandes entreprises, notamment dans l'agro-alimentaire et la grande distribution, à verser cette prime de 1000 € totalement défiscalisée." La réponse de Bruno Le Maire, qui salue le "courage" de ceux qui se rendent sur leur lieu de travail "la peur au ventre"

C'était ce vendredi, sur LCI

En réalité, "Le ministre visait surtout les secteurs essentiels, précise l'entourage de Bruno Le Maire au Parisien. Ces gros groupes ont presque tous des plans d'intéressement et nous les encourageons donc à verser la prime cette année." 

Mais de quelle prime parle-t-on ? Une disposition d'urgence liée à la crise du coronavirus dans la Loi de finances rectificative discutée au Parlement ? Pas du tout. Le dispositif existe déjà et il s'agit de la prime exceptionnelle de pouvoir d'achat, dite "prime Macron", initiée en 2019 en réponse au mouvement des "gilets jaunes" et déjà reconduite cette année. 

Si l'invitation à verser des primes à ceux qui vont travailler est pour le moins malheureuse à l'heure où les Français doivent se confiner pour enrayer l'épidémie de Covid-19, il est pourtant essentiel que certains secteurs d'activité (production et distribution de denrées alimentaires, par exemple) puissent encore fonctionner. Et c'est bien à ces secteurs que Bruno Le Maire a lancé son appel. 

Une annonce qui risque de faire "pschitt"

Malheureusement, si vous êtes salarié d'une PME, une épicerie par exemple, il y a de fortes chances que vous ne puissiez pas profiter du dispositif : la mise en place d'un plan d'intéressement est une opération lourde à mettre en place pour la plupart d'entre elles. 

[MISE À JOUR 23/03] Le ministre de l'Economie Bruno Le Maire a annoncé le 24 mars sur Franc info : "Nous levons l'obligation d'accord d'intéressement", insistant sur le fait qu'il n'y a "plus aucune condition" au versement de la prime exceptionnelle de pouvoir d'achat, y compris pour les PME. 

Ajoutons que si vous travaillez pour un de ces secteurs et que toutes les précautions sanitaires ne sont pas prises sur votre lieu de travail, vous pouvez légitimement exercer votre droit de retrait en invoquant un danger grave et imminent pour votre santé. On vous explique tout dans le lien ci-dessous. 

 

df
Mathieu Sicard
Publié le

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