Chômage : un journal de bord en Bourgogne-Franche-Comté et en Centre-Val de Loire

L’obligation destinée à renforcer le contrôle des demandeurs d’emploi va être expérimentée dans ces régions, indique un arrêté paru mercredi.

Retrouvez ce contenu dans votre compte en cliquant sur ce lien

Ce contenu a bien été ajouté à vos favoris dans votre compte

Voir mes favoris

Pour ajouter ce contenu à vos favoris vous devez être connecté(e)

Me connecter

Pour ajouter ce contenu à vos favoris vous devez être abonné(e)

M'abonner
2mn de lecture
L’obligation de tenir un journal de bord va faire l’objet d’une expérimentation.
L’obligation de tenir un journal de bord va faire l’objet d’une expérimentation. © Yakobchuk Olena

Les chômeurs de Bourgogne-Franche-Comté et de Centre-Val de Loire vont bientôt être contraints de tenir un journal de bord pour conserver leur inscription sur les listes de Pôle emploi et leur éventuelle indemnisation. Un arrêté publié mercredi 23 octobre au Journal officiel un arrêté fixe le périmètre géographique de l’expérimentation de l’obligation que prévoit la loi du 5 septembre 2018 pour la liberté de choisir son avenir professionnel.

Selon le nouveau texte, les chômeurs seront tenus de remplir un journal de bord à compter :

  • du vendredi 1er novembre dans les départements Indre et Haute-Saône ;
  • du 1er janvier 2020 dans les départements Indre-et-Loire, Eure-et-Loire, Doubs, Nièvre, Territoire de Belfort et Jura ;
  • du 1er février 2020 dans les départements Cher, Loiret, Loir-et-Cher, Côte-d’Or, Yonne et Saône-et-Loire.

D’après un décret paru le 28 juillet, lors de l’actualisation mensuelle de votre inscription à Pôle emploi, vous devrez transmettre des informations concernant « l’état d’avancement de [… votre] recherche » de travail et les « actions engagées en matière de formation, de préparation et de recherche d’emploi ou de création, de reprise et de développement d’entreprise ».

En outre, vous rapporterez certains événements, par exemple l’exercice d’une activité professionnelle, même très brève, ou une période de maladie ou de maternité.

L’obligation est conçue pour renforcer le contrôle des chômeurs. Le 1er novembre marque également l’entrée en vigueur d’une partie de la réforme de l’assurance-chômage, dont le durcissement des conditions d’indemnisation.

Une évaluation

La généralisation de la mesure à l’issue du test n’est pas certaine. Le ministère du Travail devra tirer un bilan de l’expérimentation en s’appuyant sur les informations communiquées par Pôle emploi.

L’évaluation déterminera notamment les conséquences de l’obligation « sur l’accompagnement » des chômeurs ou encore « leur retour à l’emploi, la détection et la prévention du décrochage dans la recherche », d’après le décret.

Elle portera « une attention particulière aux personnes en situation de handicap et aux demandeurs d’emploi rencontrant des difficultés dans la maîtrise de la langue française ».

Le ministère du Travail devra transmettre l’évaluation au Parlement.

df
Timour Aggiouri
Publié le

Partager cet article :