Pôle emploi va renforcer le contrôle des personnes au chômage

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© Eric Gaillard - Reuters Connect

Les fraudeurs au chômage ont du souci à se faire ! La ministre du Travail, Elisabeth Borne, l’avait annoncé début novembre. Dans les six prochains mois, Pôle emploi va intensifier ses contrôles auprès des demandeurs d’emploi afin de vérifier qu’ils sont bien en situation de recherche active. En tout, 250 000 contrôles seront réalisés, soit une augmentation de 25 % par rapport aux 400 000 réalisés en 2019.

Pour y parvenir, Pôle emploi ne pourra pas compter sur une augmentation du nombre d’agents spécialisés dans le contrôle, qui restera fixé à 600. Aussi, la direction générale a décidé de simplifier la méthode de contrôle actuelle. Concrètement, la période de recherche d’emploi examinée par les agents sera réduite aux trois derniers mois précédant le contrôle, au lieu des douze derniers mois jusqu’à présent. « Cela simplifiera les démarches de justification du demandeur d’emploi et diminuera la durée du contrôle », a expliqué Jean Bassères, le directeur général de Pôle emploi, dans un entretien accordé au Parisien, dimanche 12 décembre.

Des sanctions jusqu'à la suppression de l'allocation chômage

Si la vérification ne permet pas de démontrer que le demandeur d’emploi a répondu à des offres d’emploi, a participé à des sessions de recrutement ou a effectué une formation, ce dernier s’exposera à des sanctions dès le premier manquement. Celles-ci vont d’un mois de radiation de la liste des demandeurs d’emploi à la suppression de l’allocation chômage. Le refus, sans motif légitime, de deux offres raisonnables d’emploi peut ainsi être sanctionné par une radiation et une suppression des allocations chômage pendant une période minimale d’un mois.

Jean Bassères se veut toutefois rassurant sur les risques de radiation. « Le nombre de radiations totales issues du contrôle de la recherche est faible : Pôle Emploi n'est pas une machine à radier. Son ambition est de réinsérer », a-t-il déclaré.

Qui sera concerné par ces contrôles ?

Les contrôles cibleront en priorité les personnes qui recherchent un emploi dans les secteurs « en tension », c’est-à-dire ceux où l’offre de recrutement est supérieure à la demande comme la restauration, l’industrie, l’artisanat ou le BTP. « Mais il pourra aussi y avoir des demandeurs d'emploi dont la situation est signalée par une agence. Par exemple, si un agent a préparé un demandeur d'emploi à postuler à une offre et qu'il ne va pas à l'entretien, sans justification, le conseiller peut faire un signalement pour effectuer un contrôle », a précisé Jean Bassères. Enfin, des contrôles seront également réalisés de façon aléatoire.

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