Canicule : quelles précautions prendre au travail contre la Covid-19 ?

Aménagement des horaires de travail, port du masque, ventilation… L’Institut national de recherche et de sécurité (INRS) donne ses recommandations pour protéger les salariés du coronavirus en période de forte chaleur.

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© Rpsycho

Teintureries, blanchisseries, hauts fourneaux, fonderies… De nombreux salariés travaillent dans des environnements marqués par des températures élevées. D’autres encore travaillent en extérieur et peuvent être exposés à la chaleur, notamment en été lors des épisodes caniculaires. Quelle que soit la cause de ces contraintes thermiques, les employeurs sont tenus de prendre « les mesures nécessaires pour […] protéger la sécurité physique et mentale de leurs salariés » (article L. 4121-1 du Code du travail). Des mesures qu’il faut, cette année, adapter au risque de transmission de la Covid-19.

Si la réglementation ne mentionne aucun seuil de température au-dessus duquel il est dangereux de travailler, l’Institut national de recherche et de sécurité (INRS), organisme publique chargé de la prévention des accidents du travail et des maladies professionnelles, considère que la chaleur constitue un risque pour les salariés au-delà de 30°C pour une activité sédentaire et 28°C pour un travail nécessitant une activité physique.

Réorganiser le travail

En cas de températures ambiantes élevées, la réorganisation du travail est une première solution. Cela implique d’aménager les horaires de travail, de limiter le temps d’exposition des salariés au soleil en prévoyant par exemple une rotation des tâches, d’augmenter la fréquence des pauses à l’ombre ou dans des lieux frais et leur durée, de limiter ou reporter autant que possible le travail physique et de mettre à disposition de l’eau potable.

Port du masque uniquement lorsque la distanciation sociale est impossible à respecter

Par forte chaleur, le port du masque en continu peut être pénible, surtout si l’on a besoin de s’hydrater régulièrement. L’INRS recommande donc de réserver son usage aux situations incompatibles avec le respect de la distanciation sociale d’au moins un mètre. « Des visières (ou écrans faciaux) peuvent également être proposées, en complément du masque, en cas de contact rapproché avec du public ne portant pas de masque », indique l’organisme. Après usage du masque ou dès qu’il est humide ou mouillé, il faut le retirer en saisissant par l’arrière les lanières ou les élastiques sans toucher la partie avant, et le changer si nécessaire.

Limiter l’usage des ventilateurs et de la climatisation

Dans les locaux, l’INRS recommande d’aérer pendant les heures les moins chaudes de la journée, voire la nuit afin de diluer les virus éventuellement présents. Dans les bureaux occupés par plus d’une personne, la climatisation doit être utilisée uniquement « lorsqu’elle est nécessaire pour assurer des conditions de travail acceptables ». Dans ce cas, les débits de soufflages doivent être limités (environ 0,4 m/s) de façon à ce que les vitesses d’air au niveau des personnes restent faibles. Elles ne doivent pas ressentir de courant d’air.

En revanche, l’usage des ventilateurs dans des espaces occupés par plus d’une personne doit être évité autant que possible. En effet, ils favorisent la projection de gouttelettes respiratoires. L’utilisation de ventilateurs de grande taille, par exemple situés au plafond, est donc à proscrire, puisqu’ils produisent des flux d’air importants et difficiles à maîtriser. « Si l’utilisation de ventilateurs individuels s’avère malgré tout indispensable pour maintenir des conditions de travail acceptables, une réduction de la vitesse de l’air et une implantation limitant la dispersion de l’air sur plusieurs personnes sont recommandées », précise l’INRS.

df
Sarah Corbeel
Publié le

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