Emploi : l’insertion des jeunes est toujours difficile

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Chaque année, plus de 600 000 jeunes arrivent sur le marché du travail.
Chaque année, plus de 600 000 jeunes arrivent sur le marché du travail. Chaque année, plus de 600 000 jeunes arrivent sur le marché du travail.

« 2016 marque la première baisse du chômage depuis 2007 », a annoncé la ministre du Travail, Myriam El Khomri, mardi 24 janvier en dévoilant le nombre de chômeurs inscrits à Pôle emploi en décembre 2016. « Les jeunes de moins de 25 ans sont les principaux bénéficiaires de cette baisse », se félicite le ministère. Malgré une légère progression en décembre (+3 400, soit +0,7 %), le bilan annuel est positif. Pour la deuxième année consécutive, le nombre de jeunes inscrits à Pôle emploi diminue (-46 100, soit -8,8 %).

Reste que d’après un rapport remis le même jour à la ministre du Travail, le chômage des moins de 25 ans a été multiplié par 3,5 en 40 ans (passant de 7 % à 24 %). Elaboré par France Stratégie, organisme de réflexion rattaché à Matignon, la Dares, le service des statistiques du ministère du Travail, et en concertation avec les syndicats, ce rapport montre que la situation des jeunes sur le marché du travail est difficile et s’est dégradée au fil des décennies.

Un taux de chômage des jeunes beaucoup plus élevé qu’en Allemagne

En 2016, le taux de chômage des moins de 25 ans était de 24 %, ce qui situe désormais la France « dans la moyenne haute » en Europe, après la Grèce, l’Espagne, l’Italie et le Portugal mais très loin devant l’Allemagne, le Danemark ou les Pays-Bas.

Le taux d’activité des 15-24 ans est inférieur de 4,5 points à la moyenne européenne en 2015. Par rapport à d’autres pays européens, le cumul emploi et études reste « relativement faible », de l’ordre de 15 %. Un taux bien en-deçà de celui de l’Allemagne, de l’Autriche ou encore des Pays-Bas, pays où les jeunes sont davantage en apprentissage.

Chaque année, plus de 600 000 jeunes arrivent sur le marché du travail. Ils vont alors connaître une période instable, caractérisée par un « sur-chômage » - un taux de chômage plus élevé que la moyenne nationale - qui persiste plus d’une dizaine d’années après leur entrée dans la vie active. Et quand ils sont embauchés, 35 % le sont en contrats temporaires.

17 % des 15-29 ans sont sans diplôme ni emploi

Concernant les jeunes de 15-29 ans qui ne sont ni en emploi ni en études ni en formation (les NEETs), leur proportion n’a pas reculé depuis 2013 et reste plus élevée en France (17 % en 2015) que dans les pays scandinaves et en Allemagne par exemple.

Toutefois, la « surexposition au chômage » varie beaucoup selon le niveau de qualification. Ainsi, les jeunes (15-29 ans) sans diplôme ou titulaires au plus d’un brevet, CAP ou BEP, contribuent pour 1,1 point au taux de chômage national (de 10,4 %) contre 0,5 point pour ceux qui sortent du cycle supérieur. A cela, il faut noter la situation difficile des jeunes issus de l’immigration : leur part parmi les NEETs atteint 25 % alors qu’ils représentent environ 15 % de cette tranche d’âge.

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