Emploi : les secteurs qui recrutent en 2017

Dans la nouvelle édition de son guide Ces secteurs qui recrutent, le CIDJ passe en revue soixante domaines d’activité. Il s’intéresse en particulier aux métiers de l’économie sociale et solidaire (ESS) où les besoins sont croissants.

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Le secteur de la restauration reste toujours pourvoyeur d’emplois, notamment auprès des jeunes à tous les niveaux de qualification.
Le secteur de la restauration reste toujours pourvoyeur d’emplois, notamment auprès des jeunes à tous les niveaux de qualification.

La 5e édition du guide Ces secteurs qui recrutent du Centre d’information et de documentation jeunesse (CIDJ) est sortie le 9 février. Elle s’appuie sur les travaux de France Stratégie, de la DARES et des observatoires de branches et des enquêtes annuelles de l’APEC et de Pôle emploi pour dresser un panorama des secteurs porteurs. Six d’entre eux sont particulièrement demandeurs en candidats.

L’ESS : secteur d’avenir

700 000 départs à la retraite d’ici à 2025, dont 112 000 dès 2017 : les métiers de l’économie sociale et solidaire (ESS) « offrent de belles perspectives dans des domaines variés pour les jeunes », souligne le CIDJ.

Le social est le premier secteur d’emploi de l’ESS et celui qui totalise « le plus gros potentiel de départs à la retraite ». Parmi les métiers recherchés, les aides à domicile avec quelque 159 000 créations d’emploi, loin devant les ingénieurs informaticiens (90 000 créations) ou les cadres des services administratifs, comptables et financiers (97 000).

Le social devrait également recruter des cadres de l’intervention socio-éducative (éducateurs spécialisés, psychologues, conseillers en insertion…).

Le secteur de la santé recherche toujours des agents de service hospitalier, aides-soignants, médecins et infirmiers.

Autre secteur de l’ESS où les recrutements seront au rendez-vous : les banques et assureurs mutualistes. 9 000 départs à la retraite sont prévus en 2017 et quelque 75 000 d’ici à 2025. Les établissements cherchent en particulier des profils commerciaux : chargés de clientèle (particuliers et entreprises), chargés d’accueil, conseillers en patrimoine, etc. Dans l’assurance, 80 % des embauches se font à minimum à Bac+2, et à niveau Bac+2/3 dans les banques mutualistes et coopératives.

Enfin, l’administration recrute des secrétaires, agents administratifs… Et l’informatique offre de belles perspectives pour les jeunes diplômés et jeunes cadres (1 à 5 ans d’expérience) qui représentent la majorité des recrutements.

La restauration

Ce secteur reste toujours pourvoyeur d’emplois, notamment auprès des jeunes à tous les niveaux de qualification. En 2016, 37 % des employeurs ont été confrontés à des difficultés de recrutement selon l’enquête de Pôle emploi sur les besoins de main d’œuvre.

Dans les métiers de la cuisine, ce pourcentage dépasse même les 50 %. Le caractère saisonnier des embauches explique en partie le manque de candidats, 2/3 des embauches s’effectuent le temps d’une saison.

Aujourd’hui, les besoins annuels en personnel dans les métiers de la restauration dépasseraient les 90 000 entre les métiers de la salle (41 000), les métiers de la cuisine (39 000) et les métiers de direction (4 700 postes de cadres). La restauration collective (cantines scolaires, restaurants d’entreprises…) rencontre aussi des difficultés pour recruter des cuisiniers et prévoit d’embaucher 7 000 jeunes sur trois ans pour faire face aux départs en retraite.

La vente

Les métiers du commerce et de la vente recherchent toujours des vendeurs, commerciaux, technico-commerciaux. Le commerce de gros et la grande distribution sont en demande constante de personnel de vente et la moitié des sites de e-commerce compte augmenter leurs effectifs cette année.

Le numérique

Environ 40 000 recrutements sont prévus cette année et 191 000 d’ici à 2022 dans les activités informatiques et de télécommunications. Les entreprises de services numériques, les sociétés de conseil en technologies et les éditeurs de logiciels recherchent beaucoup de jeunes informaticiens (techniciens et ingénieurs), en particulier pour les activités de programmation où un quart des salariés a moins de 30 ans et un tiers entre 25 et 34 ans.

L’industrie

La métallurgie et la mécanique peinent à pourvoir certains postes (chaudronniers industriels, tôliers, drapeurs…) alors qu’il est possible d’être embauché avec un BTS ou un DUT.

D’autres domaines de pointe tels que l’aéronautique, la pharmacie, les cosmétiques vont recruter des postes dans le développement, la maintenance et qualité.

Le luxe

Les grandes marques et grands groupes de luxe et de mode recherchent des opérateurs de production comme des maroquiniers sur des produits très haut de gamme. Certains postes manquent de candidats : monteuse, prototypeuse… Et la bijouterie-joaillerie recherche des polisseurs et sertisseurs. Des postes sont enfin à pourvoir dans les fonctions de la vente et du marketing.

Pour vous procurer le guide 2017 du CIDJ, cliquez ici.

df
Sarah Corbeel
Publié le

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