Emmanuel Macron donne le coup d’envoi de la réforme du droit du travail

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Emmanuel Macron et Jean-Claude Mailly, mardi 23 mai à l’Elysée.

Les consultations commencent à l’Elysée. Neuf jours après son investiture, le président de la République, Emmanuel Macron, reçoit mardi 23 mai les dirigeants des syndicats et des organisations patronales pour discuter de la réforme du droit du travail qu’il entend mener par ordonnances cet été.

Depuis 9 heures, le chef de l’Etat devise tour à tour avec :

  • Laurent Berger, secrétaire général de la CFDT ;
  • Philippe Martinez, secrétaire général de la CGT ;
  • Jean-Claude Mailly, secrétaire général de FO ;
  • Pierre Gattaz, président du Medef ;
  • François Asselin, président de la CPME ;
  • Alain Griset, président de l’UPP ;
  • François Hommeril, président de la CFE-CGC ;
  • Philippe Louis, président de la CFE-CFTC.

Les syndicats critiquent la volonté d’Emmanuel Macron de prendre des ordonnances pour diminuer les droits des salariés. Une réforme « d’ici l’été, c’est juste impossible », a dit à l’issue de son rendez-vous Laurent Berger, dont le quotidien Les Echos et l’agence Reuters ont rapporté les propos. Jean-Claude Mailly a quant à lui plaidé « pour que le calendrier soit étendu, [pour] éviter de faire des réformes en plein été ».

Inciter les entreprises à embaucher

Le projet, qui figure succinctement dans le programme de l’ancien candidat d’En marche !, est inspiré par l’idée selon laquelle la libéralisation des règles est propre à inciter les entreprises à recruter des salariés. « L’un des grands blocages de l’économie française, c’est la peur d’embaucher », affirmait encore le 16 mai sur CNews Pierre Gattaz. Emmanuel Macron souhaite notamment élargir la possibilité pour les accords et les référendums d’entreprise de prévoir des mesures moins favorables aux salariés que des dispositions figurant dans les accords de branche.

Dans un arrêté du 18 mai, au lendemain de sa nomination, la nouvelle ministre du Travail, Muriel Pénicaud, a nommé son directeur et son chef de cabinet pour commencer à agir.

L’article L. 1 du Code du travail impose, lorsqu’un gouvernement envisage une réforme portant « sur les relations individuelles et collectives de travail, l’emploi et la formation professionnelle et qui relève du champ de la négociation nationale et interprofessionnelle », la tenue « d’une concertation préalable » avec les partenaires sociaux, « en vue de l’ouverture éventuelle d’une telle négociation ».

Conjurer le risque de protestations

« La réforme du Code du travail a été bien pensée. Nous allons désormais la discuter pour l’enrichir et l’expliquer », a souligné dans un entretien au Journal du dimanche le Premier ministre, Edouard Philippe.

Une façon de conjurer le risque de protestations. En 2016, pendant plusieurs mois, le projet de loi travail avait suscité des manifestations massives. Plusieurs syndicats et une partie de la gauche s’y étaient opposés. L’ancien Premier ministre, Manuel Valls, avait engagé la responsabilité du gouvernement sur le texte, en recourant à trois reprises à l’article 49 alinéa 3 de la Constitution.

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