Électroménager : l’obligation d’afficher la disponibilité des pièces détachées est peu respectée

Seul un quart des enseignes respecte l’obligation d’indiquer combien de temps les pièces détachées sont disponibles, dénonce l’UFC-Que Choisir dans son enquête.  

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Vous trouverez rarement une étiquette vous informant de la disponibilité des pièces détachées.
Vous trouverez rarement une étiquette vous informant de la disponibilité des pièces détachées.

Un an après la loi Hamon qui oblige les enseignes à indiquer combien de temps les pièces détachées de leur produit sont disponibles, l’UFC-Que Choisir a fait le point. D’après son enquête mystère réalisée auprès de 18 enseignes phyisques et en ligne, seul près d’un quart des magasins se plie réellement à cette obligation.

Seules 4 enseignes sur 18 respectent cette obligation

« Alors que cette information vise à inciter les consommateurs à choisir leurs produits en fonction de leur durabilité/capacité à être réparés, seulement 4 enseignes sur les 18 enquêtées affichent systématiquement l’information sur la durée de disponibilité des pièces détachées », dénonce l’association de consommateurs.

Les magasins physiques sont les « plus mauvais élèves » souligne l’étude qui a passé au crible 59 références d’électroménager mises sur le marché depuis mars 2015. Boulanger est le bon élève de l’enquête, avec un sans faute. En revanche, Carrefour, Auchan, E. Leclerc et Conforama n’affichent pas l’information demandée.

L’association de consommateurs pointe également les pratiques de Darty et Expert qui mettent « un affichage à la carte avec une absence systématique de l’information sur certains équipement comme par exemple les téléviseurs » aussi bien dans les magasins physiques que dans les boutiques en ligne.

Choisir ses produits en fonction de leur capacité à être réparés

« Cette information est d’autant plus utile pour les consommateurs que la disponibilité des pièces détachées est réellement différente selon les marques, s’étalent de 2 ans (pour la marque LG par exemple ) à 11 ans (pour la marque Miele par exemple) » explique l’UFC-Que Choisir.

De plus, la disponibilité des pièces est rarement mise en avant lors du conseil du vendeur. Même lorsqu’ils disposent de l’information, 80 % des distributeurs la noient au milieu des caractéristiques du produit.

Pour l’UFC-Que Choisir, ces « tristes constats » résultent du décret d’application de la loi Hamon qui n’a pas prévu l’obligation d’informer le consommateur en cas de non disponibilité des pièces ni de standardisation du support d’information sur la disponibilité. L'UFC rappelle qu'aucune sanction n'est prévue par la loi en cas de mauvais affichage.

L'association réclame alors une modification du décret élargissant l'obligation d'information à l'ensemble des fabricants, y compris ceux qui ne proposent pas de pièces détachées, et d'harmoniser la présentation de l'information aux consommateurs.

df
Publié le

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