Education : le gouvernement veut rétablir le redoublement à l’école

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En cas de difficultés, un élève pourra bénéficier d'un stage de remise à niveau.
En cas de difficultés, un élève pourra bénéficier d'un stage de remise à niveau. En cas de difficultés, un élève pourra bénéficier d'un stage de remise à niveau.

Un projet de décret, qui sera présenté le 14 décembre prochain devant le Conseil supérieur de l’éducation (CSE), souhaite revenir sur la réforme du dispositif du redoublement adoptée sous le quinquennat de François Hollande.

En novembre 2014, l’ancienne ministre de l’Education, Najat Vallaud-Belkacem, avait pris un décret affirmant le caractère « exceptionnel » du redoublement. Depuis la rentrée 2015, il n’est possible qu’ « avec l’accord écrit » des parents ou de l’élève s’il est majeur et dans seulement deux cas de figure : une longue interruption de scolarité ou un refus d’orientation en fin de 3e ou de 2de.

Redonner du pouvoir aux professeurs

« Le redoublement doit rester exceptionnel », souligne-t-on sans l’entourage du ministre de l’Education, Jean-Michel Blanquer, mais le projet de décret fixe un nouveau cadre. En primaire, « dans le cas où le dispositif d'accompagnement pédagogique mis en place n'a pas permis de pallier les difficultés importantes d'apprentissage rencontrées par l'élève, un redoublement peut être proposé par le conseil des maîtres».

Au collège et au lycée, « le conseil de classe pourra alerter en cours d’année sur un risque de redoublement, il proposera alors un accompagnement à l'élève (stage de remise à niveau pendant les vacances, tutorat...) et s'il y a malgré tout un échec, le chef d'établissement pourra in fine décider d'un redoublement en fin d'année ». Et pendant toute l’année de redoublement, le projet de décret prévoit un accompagnement de l’élève.

Auparavant, les redoublements n'étaient décidés qu'à la demande des parents et à la fin d'un cycle. « Le projet introduit clairement la possibilité pour le conseil de classe de décider un redoublement à n'importe quel moment du cycle. Si le ministre veut vraiment qu'il reste exceptionnel, pourquoi ouvrir une telle possibilité ? », réagit pour l’AFP Claire Krepper, du syndicat SE-Unsa.

Le redoublement sans effet sur les performances scolaires ?

Si le décret est adopté, cela ne signifie pas une multiplication des demandes de redoublement. Coûteux, il a fortement baissé en France au fil des décennies. En 2013, 24 % des élèves de troisième présentaient un retard d’un an ou plus, contre 46 % en 1993. Un rapport de 2015 du Conseil national d'évaluation du système scolaire (Cnesco) soulignait d’ailleurs que « dans la majorité des études, le redoublement n'a pas d'effet sur les performances scolaires à long terme ».

Par ailleurs, le projet de décret prévoit qu’en terminale, le chef d’établissement émette un avis sur les vœux de poursuite d'études dans l'enseignement supérieur de l'élève après leur examen par le conseil de classe.

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