Ecotaxe, péages… Les pistes pour financer l’entretien des routes et ponts

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Le pont de Normandie reliant le Havre à Honfleur.
Le pont de Normandie reliant le Havre à Honfleur. Le pont de Normandie reliant le Havre à Honfleur.

Au lendemain de l’effondrement du viaduc autoroutier de Gênes en Italie survenu le 14 août dernier, la ministre des Transports Elisabeth Borne a rappelé qu’elle travaillait sur un projet de loi de programmation des infrastructures pour la rentrée. Il fixera les dépenses pour les dix années à venir.

Selon un audit réalisé par deux bureaux d’études suisses entre octobre 2017 et février 2018, l’état du réseau routier national non concédé, c’est-à-dire les 12 000 km d’autoroutes et de routes nationalesgérées par l’Etat, est en effet inquiétant. 17 % des chaussées et un tiers des 12 000 ponts que compte le réseau national nécessitent des réparations. 7 % des ponts sont même tellement dégradés qu’ils présentent « à terme un risque d’effondrement ».

1,3 milliard d’euros par an nécessaire

Pour entretenir et remettre en état le réseau, le document estime que l’Etat va devoir investir 1,3 milliard d’euros en moyenne par an jusqu’en 2037. Ces dix dernières années, environ 666 millions d’euros y étaient consacrés chaque année et en 2018, le budget a été fixé à 800 millions d’euros, soit 100 millions de plus qu’en 2017. Prié de faire davantage d’efforts, le gouvernement vient d’annoncer qu’il consacrera 850 millions d’euros par an à partir de 2020, puis 930 millions à partir de 2023.

Un retour de l’écotaxe ?

Reste à trouver comment se procurer les ressources nécessaires. Plusieurs pistes sont suggérées. L’ancien secrétaire d’Etat aux Transports, Dominique Bussereau, a proposé de rouvrir le débat sur l’écotaxe, abandonnée en 2014. Cette redevance kilométrique, calculée proportionnellement à la distance parcourue, devait s’appliquer aux camions de plus de 3,5 tonnes circulant sur les routes françaises non soumises à des péages. « Si l’écotaxe existait aujourd’hui, ce seraient 4 milliards d’euros disponibles aussi bien pour le ferroviaire que pour le routier », a estimé Dominique Bussereau. Les 140 portiques devant servir à la récolter n’ont pas été démontés.

Autre piste évoquée dans un récent rapport du Conseil d’orientation des infrastructures : la mise en place d’une vignette poids lourds payée cette fois pour une période donnée et non plus à la distance parcourue. Selon le CIO, elle pourrait rapporter « un peu plus de 300 millions d’euros » par an.

Il propose également des péages sur des voies express ou certains ponts ou l’instauration de péages urbains.

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