Des tablettes dès la maternelle pour lutter contre l’échec scolaire

Un rapport de l’Institut Montaigne préconise l’utilisation de tablettes et de ses applications ludo-éducatives pour combattre l’échec scolaire. 
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Les tablettes seraient une des clés de la réussite pour tous, d'après l'institut Montaigne.
Les tablettes seraient une des clés de la réussite pour tous, d'après l'institut Montaigne.

Dans un rapport publié le 7 mars, l’institut Montaigne estime que la tablette numérique peut aider les élèves en difficulté. Pour ce think thank (laboratoire d’idées), l’introduction des outils numériques dès le plus jeune âge à l’école permettrait de lutter contre l’échec scolaire.

Accélerer le temps de l’apprentissage avec le numérique

« Dès la maternelle, mais surtout à partir du CP-CE1-CE2, puis tout au long de la scolarité de l’enfant, le numérique est un formidable outil pour accélérer le temps d’apprentissage, donc réduire l’échec scolaire » indique le rapport.

En effet, l’utilisation d’une tablette ou d’un ordinateur permettrait ainsi « une acquisition plus efficace et plus solide des savoirs fondamentaux : parler, lire, écrire et compter ».

Coût du projet : 1,5 milliard d’euros

L’institut Montaigne conseille d’équiper chaque école avec huit tablettes pour trois classes dans un premier temps et de sélectionner des applications ludo-éducatives pour favoriser l’apprentissage dans la classe mais aussi à la maison. Un tel projet se chiffre à 1,5 milliard, soit 215 euros par élève.

Lors de la présentation du rapport, le président de l’Institut Montaigne, Henri de Castries, a accordé qu’ « on ne peut pas s’acheter une bonne conscience en achetant des tablettes et en les distribuant ». « Il faut, derrière, concevoir comment on va utiliser ces outils pour permettre aux enseignants de dispenser un enseignement de meilleure qualité, plus ciblé (…), pour qu’ils aient davantage d’interactions personnalisées avec les élèves qui ont des difficultés » a-t-il souligné.

Trois heures par jour de la maternelle au CE2

L’Institut préconise une entrée du numérique dans la classe en deux temps. De la maternelle au CE2, trois heures par jour en classe et en temps périscolaire seraient consacrées à acquérir les fondamentaux, notamment grâce à des applications pédagogiques. Un second cycle au CM1 et CM2 permettrait d’apprendre le numérique comme un savoir fondamental en tant que tel.

Face à la campagne du CSA « Pas d’écran avant 3 ans » et à l’étude de Pisa indiquant l’absence de liens entre réussite scolaire et taux d’équipement numérique dans les classes, le rapport fait débat.

df
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