Contrôle technique : le test anti-pollution sera durci pour les véhicules diesel

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A partir du 1er juillet, le contrôle technique des véhicules diesel sera durci.
A partir du 1er juillet, le contrôle technique des véhicules diesel sera durci. A partir du 1er juillet, le contrôle technique des véhicules diesel sera durci.

Après un sévère durcissement en mai 2018, le contrôle technique évoluera encore à partir du 1er juillet prochain. La réforme aurait dû entrer en vigueur le 1er janvier dernier mais en raison de la crise des gilets jaunes, le gouvernement avait décidé début décembre de la reporter de six mois. Les changements concerneront uniquement les véhicules diesel.

Le contrôle de l’opacité des fumées d’échappement sera renforcé afin de mieux détecter les surémissions de particules polluantes. L’objectif est de sortir du parc automobile les véhicules les plus polluants. Concrètement, la méthode de mesure va changer : les professionnels réaliseront des accélérations plus franches sur des moteurs chauds afin de reproduire les conditions dans lesquelles un véhicule diesel pollue le plus. Le nouvel appareil de mesure, appelé opacimètre, indiquera quand il faudra accélérer et si l’accélération est mal effectuée, elle ne sera pas validée.

En ce qui concerne les normes à respecter, les contrôleurs vérifieront que le véhicule n’est pas plus polluant que lors de sa sortie d’usine. S’il dépasse la valeur d’homologation, mentionnée sur un autocollant placé sous le capot ou sur la tranche de la portière avant, il sera recalé.

Quels sont les véhicules visés ?

Les véhicules « anciens » resteront contrôlés selon l’ancienne procédure puisqu’ils n’ont pas de valeur d’homologation. En revanche, ceux à la norme Euro 4 ou supérieure seront concernés par ce nouveau test d’opacité. En principe, les propriétaires de véhicules bien entretenus ne devraient pas être inquiétés. Les contre-visites concerneront, en effet, surtout les diesel qui ne font que des petits parcours et qui ont leurs systèmes de dépollution encrassés (filtre à particules, vanne EGR…). Selon le magazine spécialisé L’Argus, le nombre de contre-visite pourrait grimper de 10 à 15 %. Point positif : le nouveau contrôle technique ne devrait pas être plus cher. Mais en cas de recalage, le coût des réparations pourrait être plus onéreux.

A l’horizon 2022, le contrôle sera encore plus poussé avec une analyse du niveau d’émission de cinq gaz d’échappement : le monoxyde de carbone (CO), le dioxyde de carbone (CO2), les hydrocarbures imbrulés (HC), les particules fines et les oxydes d’azote (NOx).

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