Compteurs Linky et Gazpar : zéro danger

Les nouveaux compteurs Linky et Gazpar, déployés dans tous les foyers d’ici 2021, exposent à des risques électromagnétiques très faibles, d’après une nouvelle étude.

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Les compteurs Linky doivent remplacer les 35 millions de compteurs classiques d’ici 2021.
Les compteurs Linky doivent remplacer les 35 millions de compteurs classiques d’ici 2021.

Les compteurs « intelligents » Linky d’EDF pour l’électricité et Gazpar d’Engie pour le gaz ne sont pas dangereux. Ils n’émettraient pas plus d’ondes électromagnétiques que les autres équipements électriques. Et beaucoup moins que les téléphones portables. C’est la conclusion du rapport* de l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses) rendu public jeudi 15 décembre.

La loi d’août 2015 relative à la transition énergétique pour la croissance verte prévoit le déploiement sur le territoire de ces compteurs communicants. Ils permettent le relevé à distance des index de consommation d’électricité et de gaz et leur transmission journalière aux fournisseurs d’énergie. La « télé-relève » des compteurs d’électricité est faite une fois par jour, en moins d’une minute, celle du gaz et de l’eau deux à six fois par jour, en moins d’une seconde. Le but est d’ajuster la distribution et réaliser des économies d’énergie.

Déployés petit à petit depuis décembre 2015, les compteurs Linky doivent remplacer les 35 millions de compteurs classiques d’ici 2021. Le projet Gazpar doit toucher 11 millions de clients d’ici 2022. Quant aux compteurs d’eau communicants, il y en a pour l’instant 1,7 millions d’installés en France.

Une exposition comparable à celle d’une télévision

Leur installation suscite des inquiétudes. Les consommateurs craignent un surcoût éventuel des abonnements, une utilisation des données personnelles et d’éventuels risques sanitaires. La Direction générale de la santé a donc chargé l’Anses de conduire une expertise relative à l’évaluation de l’exposition de la population aux champs électromagnétiques. Son rapport conclut à « une faible probabilité que l’exposition aux champs électromagnétiques émis par les compteurs communicants, dans la configuration de déploiement actuelle, engendre des effets sanitaires à court ou long terme ».

Les compteurs Linky communiquent de façon filaire, via le réseau de distribution d’électricité, avec un système de courant porteur en ligne. « Que ce soit en champ électrique ou magnétique », ils sont à l’origine d’une exposition comparable à celle d’autres équipements électriques utilisés dans les foyers depuis longtemps (télévision, chargeur d’ordinateur portable, table de cuisson à induction, etc). Ils produisent aussi des courants transitoires à haute fréquence (parasites). Mais il « n’existe aucune donnée scientifique » suggérant qu’ils puissent affecter la santé aux niveaux d’exposition mesurés.

Les opérateurs doivent fournir une information claire aux usagers

Quant à l’exposition à proximité d’un compteur de gaz ou d’eau, qui communique les données par liaison radio sans-fil, elle est « très faible ». Cela s’explique par « la faible puissance d’émission » et par le « nombre réduit de communications » d’informations.

L’Anses appelle cependant les opérateurs à « fournir une information claire et facilement compréhensible aux usagers quant à leurs modalités d’utilisation ». Elle devra comporter « la fréquence et la durée des expositions aux champs électromagnétiques auxquelles ces technologies peuvent conduire ».

* Le rapport de l’Anses est consultable ici

df
Sarah Corbeel
Publié le

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