Comment les smicards vont voir leurs revenus augmenter

Emmanuel Macron a annoncé lundi une hausse du salaire minimum interprofessionnel de croissance, sans coût supplémentaire pour les employeurs.
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L’exécutif se refuse toujours à donner un coup de pouce au Smic, jugeant qu’une telle mesure peut dégrader la compétitivité des entreprises et pénaliser les plus petites structures.
L’exécutif se refuse toujours à donner un coup de pouce au Smic, jugeant qu’une telle mesure peut dégrader la compétitivité des entreprises et pénaliser les plus petites structures.

En annonçant, lundi 10 décembre dans son discours télévisé prononcé depuis l’Elysée, une progression du Smic à hauteur de 100 € nets par mois « dès 2019 », Emmanuel Macron a satisfait l’une des revendications des « gilets jaunes ». Mais la précision du président de la République selon laquelle l’augmentation du salaire minimum interprofessionnel de croissance se fera « sans qu’il en coûte 1 € de plus pour l’employeur », laisse planer des incertitudes quant à la méthode employée.

Pas de coup de pouce

L’exécutif se refuse toujours à donner un coup de pouce au Smic, jugeant qu’une telle mesure peut dégrader la compétitivité des entreprises et pénaliser les plus petites structures. Le 1er janvier 2019, la hausse du salaire minimum, actuellement à 1 498,47 € bruts par mois pour un temps plein, doit atteindre environ 1,8 %. Mais cette mesure résultera de la seule application de la formule de revalorisation automatique prévue par le Code du travail.

Le secrétaire d’Etat auprès du ministre de l’Education nationale et de la jeunesse, Gabriel Attal, a détaillé mardi les deux voies permettant d’aboutir à une augmentation de 100 €. « Ça peut être [une hausse de] la prime d’activité, des baisses de cotisations ou de charges », a-t-il expliqué sur LCI.

Muriel Pénicaud avait elle expliqué mardi sur France 2 que la progression vantée par Emmanuel Macron « inclut la revalorisation du Smic qui est déjà prévue ». Selon la ministre du Travail, « le reste ça va être la solidarité, ça va être le budget de l’Etat qui va permettre de compléter ces salaires ». Laissant accréditer l’hypothèse d’un bond de la prime d’activité.

Comme le rappelle le quotidien Les Echos, une mesure en faveur de cette aide signerait l’accélération de la mise en œuvre d’une promesse de campagne d’Emmanuel Macron. Lors de la présentation du projet de loi de financement de la Sécurité sociale pour 2019, l’exécutif détaillait encore son calendrier d’augmentation de la prime d’activité, dans le cadre duquel les revalorisations cumulées sur la durée du quinquennat devaient aboutir à une hausse de 80 € par mois pour certains smicards d’ici 2021.

D’après le quotidien Le Monde, le montant de 100 € tient par ailleurs compte des exonérations de cotisations sociales salariales entrées en vigueur en 2018, qui ont fait gonfler les rémunérations.

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Timour Aggiouri
Publié le

Immobilier, droit du travail, retraite...

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