Chômage : une baisse historique, mais à relativiser

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Le nombre de chômeurs tenus de rechercher un poste et sans aucune activité est en repli pour le troisième mois consécutif.
Le nombre de chômeurs tenus de rechercher un poste et sans aucune activité est en repli pour le troisième mois consécutif. Le nombre de chômeurs tenus de rechercher un poste et sans aucune activité est en repli pour le troisième mois consécutif.

C’est un troisième mois consécutif de diminution. Le nombre de chômeurs tenus de rechercher un poste et sans aucune activité a baissé de 31 800 personnes en novembre, ont révélé lundi 26 décembre le ministère du Travail et Pôle emploi.

Le nombre d’individus classés dans la catégorie A des statistiques du chômage, la plus commentée dans le débat public, s’établit ainsi à 3,447 millions. Ils sont 109 800 à avoir quitté cette catégorie entre septembre et novembre. Il s’agit du recul trimestriel le plus important depuis début 2001. Le chômage n’avait jamais diminué sur plus de deux mois d’affilée depuis 2007-2008.

« Cette nouvelle baisse conforte la tendance favorable observée au cours des derniers mois ; depuis le début de l’année 2016, la baisse atteint 133 500 (– 3,7 %), soit en moyenne 12 000 demandeurs d’emploi en moins chaque mois », s’est félicitée dans un communiqué la ministre du Travail, Myriam El Khomri.

La « satisfaction » de François Hollande

« Une confiance est revenue, c’est une satisfaction », a déclaré François Hollande, cité par LeMonde.fr. Le président de la République avait conditionné à « l’inversion de la courbe du chômage » une éventuelle candidature à sa réélection, avant de renoncer début décembre à solliciter un second mandat.

Le nombre de chômeurs de moins de 25 ans continue de diminuer : il marque un recul de 2,3 %, à 472 700 personnes.

De mauvaises statistiques toutes catégories confondues

Mais d’autres statistiques sont mauvaises. Si le nombre de chômeurs ayant exercé une activité réduite inférieure à 78 heures dans le mois a baissé de 1 300 (catégorie B), les effectifs des demandeurs d’emploi ayant travaillé plus de 78 heures (catégorie C) ont bondi de 48 100.

En novembre, catégories A, B et C confondues, le nombre de personnes devant rechercher un poste a donc progressé de 15 000, pour atteindre 5,476 millions.

Autre indicateur inquiétant : le nombre de chômeurs de longue durée, c’est-à-dire en recherche d’emploi depuis un an ou davantage, s’est accru de 0,2 % le mois dernier, à 2,421 millions. Pour les personnes concernées, les chances de retrouver un travail s’amenuisent avec le temps.

Un basculement vers la catégorie D

Les effectifs de la catégorie D, soit les chômeurs non tenus de rechercher un travail, notamment ceux qui suivent une formation, ont augmenté de 14 100 en novembre, pour s’élever à 338 300 personnes. Le signe, selon Myriam El Khomri, du succès du plan 500 000 formations supplémentaires. Mais pour l’économiste Marc Touati, interrogé sur les ondes de RTL, c’est la preuve que la diminution vantée par l’exécutif est « un petit peu artificielle », des personnes ayant basculé de la catégorie A vers la D pour acquérir de nouvelles compétences.

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