Chômage : la mobilité professionnelle synonyme de retour à l’emploi

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Sur dix demandeurs d’emploi qui changent de métier, sept changent également de domaine professionnel.
Sur dix demandeurs d’emploi qui changent de métier, sept changent également de domaine professionnel. Sur dix demandeurs d’emploi qui changent de métier, sept changent également de domaine professionnel.

Plus d’un demandeur d’emploi sur trois change de métier pour sortir du chômage. C’est ce qui ressort de l’étude Pôle emploi* publiée le 16 février consacrée à la dynamique des mobilités en période de chômage.

Ce phénomène est de plus en plus courant. La mobilité professionnelle concerne 37 % des demandeurs d’emploi. Le plus souvent, elle prend la forme « d’un changement de parcours », souligne les auteurs de l’étude. « Sur dix demandeurs d’emploi qui changent de métier, sept changent également de domaine professionnel ». Ainsi, une assistante de direction pourra exercer des fonctions commerciales, ou un ouvrier du bâtiment devenir chauffeur-livreur.

Divers critères expliquent cette mobilité

Les raisons évoquées correspondent soit à une mobilité « de fait » (urgence de travailler), soit à une mobilité raisonnée : intérêt pour le nouveau métier, tentative d’améliorer les conditions de travail ou la rémunération, fuir le dernier métier exercé, voire exercer une profession davantage compatible avec les contraintes personnelles ou familiales.

Quitter un domaine professionnel pour un autre est toutefois plus rare passé 35 ans, la personne ayant déjà acquis de l’expérience restera plus souvent dans le même secteur. « A plus forte raison si l’on est titulaire d’un diplôme de niveau Bac+3 ».

Administration, BTP, mécanique davantage concernés

Certains domaines sont davantage « exportateurs », c’est-à-dire que le flux de personnes qui quittent le secteur est supérieur au flux d’arrivée. Dans la gestion et administration des entreprises : les postes de secrétaires, employés de la comptabilité, agents administratifs sont en déclin. Autres métiers concernés : ceux de la mécanique et de la métallurgie, durement touchés par le progrès technologique et la concurrence internationale, ainsi que ceux du bâtiment et des travaux publics, dont la pénibilité incite les actifs à se tourner vers d’autres professions où les risques d’usure sont moindres.

A l’inverse, sept domaines sont favorisés par la tertiarisation de l’économie et sont dits « importateurs » : les services aux particuliers et aux collectivités, les métiers de la santé, de l’action sociale, culturelle et sportive, l’hôtellerie et la restauration, les transports et la logistique, les professions juridiques, de l’armée et de la police.

* L’étude a été réalisée en juin-juillet 2013 auprès des demandeurs d’emploi inscrits en décembre 2009 en catégorie A, B ou C et sortis des listes pendant au moins 12 mois consécutifs entre le 1er janvier 2010 et le 30 juin 2012.

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