Bruit au travail : les salariés perdraient chaque jour 30 minutes

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Les nuisances sonores au travail engendreraient des maux de tête et des troubles du sommeil pour sept salariés sur dix.
Les nuisances sonores au travail engendreraient des maux de tête et des troubles du sommeil pour sept salariés sur dix. Les nuisances sonores au travail engendreraient des maux de tête et des troubles du sommeil pour sept salariés sur dix.

Discussions des collègues, tapotements des ongles sur le clavier, imprimante en marche : les bruits au travail sont incessants et peuvent nuire à votre productivité et à votre santé. À l’occasion de la 43e Semaine européenne de la santé et de la sécurité au travail qui se déroule jusqu’au 28 octobre, l’association Journée nationale de l’audition (JNA) a publié mardi 24 octobre les résultats d’un sondage Ifop portant sur les problèmes auditifs rencontrés par les salariés au travail.

Selon l’enquête réalisée du 17 au 20 octobre auprès d’un échantillon de 1 017 personnes âgées de plus de 18 ans en poste, « le bruit et les nuisances sonores au travail sont non seulement toxiques et pathogènes mais ils sont également source de perte de productivité et par voie de conséquence de pertes financières substantielles pour l’entreprise ».

Dans le détail, on apprend que 79 % des salariés français rencontreraient des difficultés à suivre une conversation à cause du bruit. Ces nuisances engendreraient des maux de tête et des troubles du sommeil pour sept salariés sur dix. Contre le bruit, quatre actifs sur dix optent pour des protections individuelles comme des boules Quies. Mais « près de 60 % n’ont jamais bénéficié d’un dépistage auditif ».

Un actif sur cinq perd plus de 30 minutes par jour

Un actif sur cinq en poste estime perdre plus de trente minutes de travail par jour à cause de la gêne occasionnée par le bruit. « Si 42 % des actifs en poste perdent chaque jour du temps, cette proportion s’élève à 50 % chez les plus jeunes (moins de 35 ans) et à 55 % chez les cadres et professions intellectuelles supérieures », précise l’enquête.

Toutefois, le fait d’être exposé au bruit n’a pas forcément pour effet de perdre du temps temps. « Si 88 % des ouvriers sont exposés au bruit, seuls 27 % perdent du temps », note l’Ifop. Souvent amenés à travailler en extérieur, ils ont « probablement davantage intégré cette contrainte comme faisant partie de leur environnement de travail ».

23 milliards d’euros de perte pour les entreprises

Les salariés ne sont pas les seuls à subir les nuisances sonores. Les entreprises en pâtissent financièrement. Ce manque de productivité s’élève à 120 heures de travail par an, soit 3 840 euros par actif en moyenne, « ce qui représenterait une perte de productivité d’environ 23 milliards d’euros par an », analyse l'étude.

Pour l’association JNA, il est urgent de promouvoir les démarches de bien-être au travail car « le bruit et les nuisances sonores agissent sournoisement et altèrent la qualité de vie au travail par le seul fait de l’ignorance de leur impact sur l’homme ».

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