Autoroutes : les tarifs des péages risquent d’augmenter jusqu’en 2023

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Vous paierez les péages de plus en plus cher jusqu'en 2023.
Vous paierez les péages de plus en plus cher jusqu'en 2023. Vous paierez les péages de plus en plus cher jusqu'en 2023.

Faut-il s’attendre à une forte hausse desprix des péages jusqu’en 2023 ? C’est en tout cas ce que prévoirait un accord conclu en 2015 entre l’Etat et les sociétés gestionnaires d’autoroutes. Lundi, France 2 a rendu le contenu du document public.

En décembre 2014, la ministre de l’Ecologie, Ségolène Royal, plaidait pour un gel des tarifs des péages en 2015 afin de « rendre aux automobilistes un peu de justice et d’équité tarifaire ». En avril 2015, Emmanuel Macron, alors ministre de l’Economie, confirme qu’il n’y aura pas de hausse des prix. Une décision attaquée en justice par les sociétés d’autoroutes. Pour sortir de la crise, le gouvernement et les concessionnaires signent un accord dont le contenu était resté secret.

D’après les révélations de France 2, l’accord prévoit que les sociétés d’autoroutes s’engagent à financer 3,2 milliards de travaux sur 10 ans. En échange, l’Etat leur garantit une stabilité fiscale et un allongement de la durée des concessions.

Un surcoût de 500 millions d’euros

Et afin de compenser le gel des tarifs de 2015, les sociétés d’autoroutes pourront augmenter les tarifs des péages chaque année de 2019 à 2023. Pour les automobilistes, la note va être salée. Car en plus du rattrapage du gel de 2015, ils vont devoir s’acquitter d’un coût supplémentaire, censé compenser le manque à gagner pour les sociétés d’autoroutes occasionné entre 2015 et 2023 du fait du décalage dans le temps des effets de la hausse initialement prévue en 2015.

En décembre 2016, l’Autorité de régulation des activités ferroviaires et routières (Arafer) estimait ce surcoût potentiel à 500 millions d’euros, étalé sur les vingt prochaines années – la durée restante des concessions autoroutières. L’Arafer expliquait dans un rapport être arrivé à un tel montant en prenant en compte deux critères : l’évolution du trafic dans les vingt années à venir et l’évolution de l’inflation durant la même période. Ce chiffre est contesté par les sociétés d’autoroutes.

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