Automobile : les Français sont de plus en plus nombreux à rouler sans assurance

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Automobile : les Français sont de plus en plus nombreux à rouler sans assurance

La non-assurance routière est un phénomène en hausse, selon le Fonds de Garantie des Assurances Obligatoires (FGAO), l’organisme qui a pour mission d’indemniser les victimes d’accidents corporels ou matériels de la circulation dont les auteurs sont non assurés ou non identifiés.

Ainsi en 2015, le FGAO a traité 28 435 dossiers de non-assurance, soit une hausse de :

  • 1,09 % en 1 an (2014) ;
  • 4,55 % en 2 ans (2013) ;
  • 40,21 % depuis 6 ans (2009).

Le poids des accidents corporels

Malgré une nette baisse de 24 % des accidents corporels en France depuis 2009 selon l’Observatoire National Interministériel de la Sécurité Routière (ONISR), les dossiers ouverts par le FGAO pour ces mêmes accidents corporels sont en hausse : + 15,60 %.

Les dossiers du FGAO dans la totalité des accidents corporels dépassent pour la première fois la barre des 10 % (contre 6,91 % en 2009 ! Et sur l’ensemble de la mortalité routière en 2015 (3 464 décès), près de 6 % impliquent un conducteur non assuré, soit 194 décès », souligne le FGAO.

Entre 370 000 et 750 000 automobiles (hors deux-roues) circulent sans assurance en France, soit entre 1 % et 2 % du parc automobile de particuliers.

Le coût de la non assurance

En 2015, le FGAO a versé 92 millions d’euros pour indemniser les victimes. 16 millions d’euros ont pu être récupérés auprès des responsables d’accidents non-assurés.

L’absence ou l’exclusion de garantie met le responsable de l’accident seul face à toutes les conséquences financières pour les victimes, le FGAO se retournant contre l’auteur non assuré une fois qu’il a indemnisé les victimes. Celui-ci se retrouve ainsi face à des dettes considérables à rembourser, qu’il est parfois dans l’obligation de transmettre à ses héritiers.

Les assurés supportent un poids non négligeable de la non-assurance, puisqu’ils participent au financement du FGAO au travers de leurs primes d’assurance. Une contribution de 2 % est en effet prélevée sur tous les contrats de responsabilité civile automobile. Les assureurs sont aussi mis à contribution », explique le FGAO.

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