Auto : les nouvelles mesures d’émissions de CO2 vont-elles faire augmenter les malus ?

Tous les véhicules vendus doivent désormais être homologués selon le nouveau protocole de mesures WLTP qui relève des rejets de gaz à effet de serre plus importants. Les acheteurs risquent de payer un malus écologique plus élevé en 2019.

Retrouvez ce contenu dans votre compte en cliquant sur ce lien

Ce contenu a bien été ajouté à vos favoris dans votre compte

Voir mes favoris

Pour ajouter ce contenu à vos favoris vous devez être connecté(e)

Me connecter

Pour ajouter ce contenu à vos favoris vous devez être abonné(e)

M'abonner
2mn de lecture
Tous les véhicules vendus doivent désormais être homologués selon le nouveau protocole de mesures WLTP.
Tous les véhicules vendus doivent désormais être homologués selon le nouveau protocole de mesures WLTP.

Depuis le 1er septembre, tous les véhicules légers neufs immatriculés en Europe doivent avoir passé un nouveau protocole de tests d'homologation pour mesurer la consommation de carburant et les émissions de CO2 et de polluants (particules…). Baptisé WLTP, pour Worldwide Harmonised Light Vehicle Test Procedure, il remplace l’ancien cycle NEDC (Nouveau cycle européen de conduite), entré en vigueur en 1973 et devenu aujourd’hui obsolète.

Le test se déroule toujours en laboratoire sur un banc à rouleaux mais il est plus long (30 minutes au lieu de 20 auparavant) et plus réaliste (vitesse moyenne de 47 km/h contre 33 km/h avant, vitesse maximale qui monte à 130 km/h, accélérations plus franches, situation d’embouteillages…). En revanche, les consommateurs d’énergie (la climatisation, le chauffage) restent éteints pendant la phase de test, comme avec l’ancien protocole.

Hausse des mesures des émissions de CO2

Ces mesures plus proches des conditions réelles de conduite vont en conséquence augmenter les chiffres des émissions de CO2 et de consommation de carburants des véhicules. Selon une étude publiée en août par le cabinet Jato, la hausse moyenne de CO2 sera de l’ordre de 9,6 grammes par kilomètre et par véhicule. Dans le détail, ce sont les véhicules de luxe et SUV qui verront leurs émissions de CO2 grimper le plus, respectivement +18,3 % et +16,7 % en moyenne. Les petites citadines devraient afficher une augmentation plus modérée, de l’ordre de 6,6 %. En conséquence, des voitures vont voir leur malus écologique - la taxe sur l’achat d’un véhicule neuf polluantaugmenter.

Quelles conséquences pour le malus écologique ?

Mais jusqu’au 31 décembre 2018, les constructeurs n’ont pas l’obligation de communiquer les résultats WLTP et peuvent afficher une étiquette « NEDC corrélée », calculée à partir des données WLTP. Pour ne pas pénaliser les nouveaux modèles par rapport aux anciens homologués en NEDC, l’Union européenne a en effet mis en place une phase de transition entre septembre 2017 et fin 2018.

A compter du 1er janvier 2019, les nouvelles valeurs WLTP devront obligatoirement être communiquées. Le gouvernement compte-t-il réévaluer le barème du malus écologique afin de moins pénaliser le consommateur ? Bercy n’a pas encore communiqué sur le sujet.

df
Sarah Corbeel
Publié le

Partager cet article :