Assurances obsèques : on épargne à perte

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Les assurances obsèques proposent, après le décès du souscripteur, le versement aux héritiers d’un capital destiné à financer les obsèques ainsi qu’une assistance matérielle.
Les assurances obsèques proposent, après le décès du souscripteur, le versement aux héritiers d’un capital destiné à financer les obsèques ainsi qu’une assistance matérielle. Les assurances obsèques proposent, après le décès du souscripteur, le versement aux héritiers d’un capital destiné à financer les obsèques ainsi qu’une assistance matérielle.

Le marché des assurances obsèques est en plein essor : 500 000 Français en souscrivent une chaque année. Elles proposent, après le décès du souscripteur, le versement aux héritiers d’un capital destiné à financer les obsèques ainsi qu’une assistance matérielle. Dans la pratique, ces contrats sont loin de tenir leurs promesses, comme le révèle le magazine 60 Millions de consommateurs dans une enquête parue jeudi 14 octobre.

4 815 € versés, 3 838 € récupérés

D’abord, « plus le temps passe, plus on cotise à perte ». Contrairement à l’assurance vie, l’assurance obsèques n’est pas revalorisée. Les compagnies ne rendent jamais la totalité des sommes versées car elles prélèvent des frais de gestion. 60 Millions prend pour hypothèse un assuré de 62 ans avec une espérance de vie de 85 ans.

« Pour 4 815 € versés en moyenne par ce dernier, le capital décès auquel pourraient prétendre ses proches ne sera, 23 ans plus tard, que de 3 838 € ! » Les compagnies conservent en moyenne 20 % de l’épargne qui leur a été confiée.

Délai de versement tardif

L’enquête pointe également le délai de versement beaucoup trop long, en raison de multiples justificatifs demandés par les banques.

Seul le volet « assistance » de ces assurances obsèques se révèle intéressant (rapatriement et transport du corps du défunt, conseil dans les démarches). Le magazine conseille de se tourner plutôt vers l’assurance vie, la donation ou l’assurance décès.

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