Assurance chômage : les négociations vont reprendre sur le projet d’accord du Medef

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Le président du Medef, Pierre Gattaz (à droite), près de Philippe Martinez, Laurent Berger et Jean-Claude Mailly, secrétaires généraux respectivement de la CGT, de la CFDT et de FO.
Le président du Medef, Pierre Gattaz (à droite), près de Philippe Martinez, Laurent Berger et Jean-Claude Mailly, secrétaires généraux respectivement de la CGT, de la CFDT et de FO. Le président du Medef, Pierre Gattaz (à droite), près de Philippe Martinez, Laurent Berger et Jean-Claude Mailly, secrétaires généraux respectivement de la CGT, de la CFDT et de FO.

Le Mouvement des entreprises de France (Medef) s’est attiré de vives critiques des syndicats, en leur présentant mardi 28 février un projet d’accord sur la convention d’assurance chômage.

Les propositions du Medef

Selon le document consulté par l’Agence France-Presse, le Medef envisage notamment une diminution de trois à deux ans de la durée maximale d’indemnisation des demandeurs d’emploi de plus de 50 ans.

Si le Medef reste opposé à la surtaxation des contrats courts réclamée par les syndicats, il propose de créer un « indicateur » visant à « caractériser les situations sectorielles de recours » aux CDD de moins d’un mois.

Les entreprises dépassant ces plafonds « seront incitées à ouvrir des négociations » et à « mettre en place les incitations pertinentes » pour limiter l’usage de ces contrats« lorsque cela est possible ». Un dispositif insatisfaisant pour les syndicats.

Les négociations sur la convention d’assurance chômage doivent reprendre mardi 7 mars sur le texte du patronat. Les partenaires sociaux souhaitent aboutir à une conclusion avant la fin du mois.

Mi-février, le Medef avait accepté de reprendre les discussions sur la convention d’assurance chômage. En juin 2016, son refus de la surtaxation des contrats courts avait fait échouer les négociations, obligeant le gouvernement à proroger la convention qui arrivait à expiration à la fin du mois.

La situation financière difficile de l’Unédic

L’organisme qui gère l’assurance chômage est dans une situation financière difficile. L’Unédic a annoncé mardi s’attendre à un déficit de 3,6 milliards d’euros en 2017, contre 4,2 milliards d’euros l’année dernière. Cette légère amélioration cache une hausse de la dette cumulée, de 30 milliards d’euros fin 2016 à 33,6 milliards d’euros fin 2017, d’après les prévisions de l’association.

« Le chômage au sens du BIT (Bureau international du travail), qui se montait à 9,7 % fin 2016, continuerait à baisser au 1er semestre 2017 mais remonterait légèrement dans la deuxième partie de l’année, avec une stabilisation autour de 9,8 % fin 2017 », explique l’Unédic dans un communiqué.

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