Une prime Covid pour les bénéficiaires du RSA et des APL des CAF

Emmanuel Macron a annoncé mercredi le versement aux allocataires du RSA de 150 €, auxquels pourront s’ajouter 100 € par enfant. Tous les bénéficiaires des aides au logement des Cafs (APL, ALS, ALF), ne bénéficieront pas du même dispositif : les jeunes percevront bien l'aide de 150 €, les autres percevront seulement 100 € par enfant. Les étudiants boursiers sont également concernés.

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RSA
L’état d’urgence sanitaire et le couvre-feu sont susceptibles de dégrader la situation économique et sociale. © AntonioGuillem

Les titulaires du revenu de solidarité active (RSA) vont avoir droit à un versement exceptionnel : Emmanuel Macron a annoncé mercredi 14 octobre, dans son entretien à TF1 et à France 2, l’attribution à ces allocataires d’une prime exceptionnelle, afin de compenser les répercussions économiques et sociales de l’épidémie de Covid-19 qui rebondit.

D'autres allocataires CAF pourraient aussi bénéficier, partiellement, du coup de pouce, à commencer par les jeunes allocataires des aides au logement ainsi que les étudiants boursiers, comme la confirmé le Premier ministre Jean Castex dans une interview au Journal du Dimanche, paru hier, dimanche 18 octobre.

Qui a droit à la prime exceptionnelle ?

Tous les bénéficiaires du RSA vont recevoir une aide forfaitaire de 150 €, auquel pourra s’ajouter une somme de 100 € par enfant à charge. 

Les bénéficiaires des aides personnelles au logement (APL) ne pourront pas bénéficier des 150 € mais auront tout de même droit à 100 € en plus de leurs prestations pour chacun de leurs enfants. Les APL regroupent l’aide personnalisée au logement (APL), l’allocation de logement familiale (ALF) et l’allocation de logement sociale (ALS).

A noter : le Premier ministre Jean Castex a annoncé dimanche 18 octobre que cette aide de 150 € sera également attribué à 400 000 jeunes allocataires des aides au logement ainsi qu'aux étudiants boursiers. 

Bon à savoir

La prime sera versée par les Cafs à tous les allocataires concernés, qu'ils résident ou non dans des zones concernées par le couvre-feu. 

Il s’agit de « la même chose que ce qu’on a fait, justement, au printemps », a expliqué le président de la République. Par un décret du 5 mai, le gouvernement d’Edouard Philippe avait créé une aide exceptionnelle de 150 € par titulaire du RSA, de l’allocation de solidarité spécifique (ASS), de la prime forfaitaire pour reprise d’activité, de l’allocation équivalent retraite (AER) ou du revenu de solidarité (RSO). Il avait en outre prévu le versement d’un forfait de 100 € par enfant à charge pour les allocataires de ces prestations et des aides personnelles au logement.

La mesure, « plus qu’une revalorisation », doit viser notamment les « jeunes » de « 18-25 ans », selon le chef de l’Etat.

Pas de hausse des prestations sociales

« C’est le dispositif le plus large et le plus efficace », a affirmé Emmanuel Macron. Mais, malgré l’envolée du chômage de masse et de la pauvreté, le président de la République n’envisage pas une hausse des prestations sociales, y voyant le risque de décourager l’exercice d’une activité professionnelle chez les allocataires, qualifiés par lui de « bénéficiaires ».  

« Nos fondamentaux, c’est la lutte contre la pauvreté par le retour à l’activité et le travail. Et plus on augmente de manière unilatérale tous nos minima sociaux – on les rebaisse jamais après –, plus on rend difficile le retour à l’activité », a justifié le chef de l’Etat, rejetant ainsi les revendications du secrétaire général de la Confédération française démocratique du travail (CFDT), Laurent Berger, et d’acteurs de la lutte contre la pauvreté en faveur d’une augmentation du RSA.

L’état d’urgence sanitaire, qui débute samedi sur tout le territoire, et le couvre-feu mis en œuvre à partir de ce jour en Île-de-France et dans huit métropoles, suivant d’autres annonces faites par Emmanuel Macron au cours de son interview, sont susceptibles de dégrader la situation économique et sociale.

df
Timour Aggiouri
Mis à jour le

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