Pourquoi les aides au logement (APL) n’augmenteront-elles pas cet été ?

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© Léna Constantin / Alamy

Énergie, déplacements, alimentation... Depuis plusieurs mois, la France fait l'objet d'un niveau d'inflation inégalé en plusieurs décennies. En mai dernier, la hausse des prix sur un an atteignait 5,2 % selon les données collectées par l'Insee, contre 4,8 % en avril. 

Un niveau élevé alors que tous les spécialistes s'accordent à dire que le pic de l'inflation n'a pas encore été atteint en France, et plus généralement en Europe. Une situation qui s'explique par la sortie de la pandémie de Covid-19 mais aussi par les effets de la guerre déclenchée par la Russie en Ukraine. 

Face à ce péril pour le porte-monnaie des ménages français, le gouvernement s'est lancé dans une politique de revalorisation massive des revenus de toutes les tranches de la population. 

Hausse du RSA, de l'AAH, des retraites, du Smic...

C'est ainsi que le salaire minimum interprofessionnel de croissance (Smic) a augmenté de façon mécanique en janvier 2022, puis à nouveau au 1er mai (+2,65 %). Entre mai 2021 et mai 2022, le salaire minimum est ainsi passé de 1230,60 à 1302,64 euros net, indique le ministère du Travail.

Concernant les plus âgés d'entre nous, le gouvernement s'est montré clair : « Je vous confirme une revalorisation de 4 % pour toutes les pensions de retraite dès juillet » a ainsi déclaré la Première ministre Elisabeth Borne au micro de France Bleu le 7 juin dernier. « Concrètement, pour une personne qui a une retraite de 1200 €, c’est 60 € de plus par mois », a-t-elle poursuivi, confirmant l'entrée en œuvre d'une promesse électorale d'Emmanuel Macron. 

Enfin, les plus modestes bénéficieront également d'un coup de pouce de l'État : les minima sociaux (RSA, AAH, ASS, ASPA…) versés par les Caisses d'allocations familiales (CAF) devraient également faire l'objet d'une hausse de leur montant en juillet. 

Quid des aides au logement (APL, ALF, ALS...) ?

En revanche, malgré la cascade de revalorisations à prévoir, les aides au logement (APL, ALF, ALS...) ne sont jamais mentionnées dans les annonces du gouvernement. Ces allocations versées à des millions de Français par la CAF devraient donc sans doute suivre le calendrier habituel de leur revalorisation, sans coup de pouce précoce.

Les bénéficiaires vont alors devoir attendre le 1er octobre 2022 pour profiter d'une hausse de leur montant, après une maigre revalorisation de 0,42 % en octobre 2021.

Le montant de l'aide est en général calculé sur la base de l’Indice de référence des loyers (IRL) du 2e trimestre de l’année en cours, qui sera publié par l’Insee à la mi-juillet. Selon nos confrères de MoneyVox, qui ont fait le calcul sur la base de l’Indice des prix à la consommation, les APL profiteront d'une hausse d'au moins 3,5 % à l'automne. Mais pas avant !

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