Bientôt des pièces auto neuves 60 % moins chères

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Certaines pièces auto coûteraient jusqu'à 68 % moins cher
© Kadmy / iStock

C'était une promesse d'Edouard Philippe en réponse à la crise des Gilets jaunes : faire baisser le prix des pièces automobiles. 74 % des Français ont besoin de leur voiture pour aller travailler et entre les frais d'entretien, de réparation et de carburant... le coût d'une auto plombe le budget de nombreux ménages. 

Pire : en cas de réparations, suite à un accident par exemple, un véhicule peut rapidement être considéré comme "économiquement irréparable" et promis à la casse. Une catastrophe environnementale et souvent économique pour les ménages les moins aisés. 

Libéraliser le marché des pièces auto pour faire baisser les prix

En cause : le monopole des constructeurs sur le marché français des pièces auto neuves dites "visibles" (carrosserie, pare-brise, rétroviseurs, phares, etc.). Ces éléments sont en effet protégés en France par le droit de la propriété intellectuelle.

Le député LREM de la Sarthe Damien Pichereau a déposé une proposition de loi sur la libéralisation des pièces détachées, à compter du 1er janvier 2022. Une évolution qui redonnerait du pouvoir d'achat aux Français et bénéficierait aussi aux fabricants de pièces détachées, au premier rang desquels ceux des pays ayant déjà libéralisé le marché (Italie, Espagne, Allemagne...), mais aussi certains sous-traitants automobiles français comme Valeo.

Des pièces auto jusqu'à 68 % moins chères

Le fournisseur de pièces de carrosserie Aniel, cité par Le Parisien, a relevé des économies substantielles s'il pouvait passer par des fabricants tiers : 

  • - 60 % pour un pare-choc avant de Renault Clio 
  • - 63 % pour une aile avant-droite de Peugeot 208
  • - 68 % pour un capot de Citroën C4 Grand Picasso 

Gardons à l'esprit que ces économies ne concernent que les pièces et non la main-d'œuvre. Mais pour de nombreuses opérations, la main-d'œuvre s'avère moins chère que la pièce elle-même. 

415 millions d’euros
Ce serait l'économie annuelle pour les automobilistes français générée par la libéralisation des pièces auto, selon l’association UFC-Que choisir.

Vers une baisse des primes d'assurance auto ?

Si les constructeurs Renault, Peugeot et Citroën pourraient voir diminuer une source de revenus importante qu'ils pourraient répercuter sur le prix des voitures neuves, la réparabilité accrue des auto permettrait une seconde source d'économie pour les automobilistes : leur prime d'assurance auto. 

En dédommageant des coûts de réparation moindres, les assureurs pourraient réaliser de solides économies, lesquelles pourraient se répercuter sur le prix de votre assurance auto. «Nous sommes tout à fait volontaires pour chercher à réduire le coût des réparations et donc des cotisations», explique un représentant de la MAIF au Parisien. 

En vidéo : Impôts : déclarez vos "frais réels" auto pour faire baisser vos impôts

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