Le Sénat n'approuve pas le "super livret" plus avantageux que le livret A

Ce contenu a bien été ajouté à vos favoris dans votre compte

Voir mes favoris

Pour ajouter ce contenu à vos favoris vous devez être connecté(e)

Me connecter

Pour ajouter ce contenu à vos favoris vous devez être abonné(e)

M'abonner
2mn de lecture
© imagedepotpro

Le projet de "super livret d'épargne" ou "livret de développement des territoires" ne sera pas concrétisé. Cette idée, émise par la sénatrice du groupe Les Indépendants, Vanina Paoli-Gagin, dans une proposition de loi instaurant ce nouveau livret d'épargne, n'a pas reçu l'aval de la commission des finances du Sénat. 

Ce "super livret" possédait une rémunération alignée au début sur celle du livret A (0,5 %), puis bonifiée avec le temps. Le texte prévoyait une majoration par rapport au taux de rémunération du livret A, de 25 % au terme de cinq années et de 50 % au bout de neuf ans. Pour être adopté, il aurait dû recevoir l'aval du Sénat, puis de l'Assemblée nationale. 

200 milliards d'épargne à faire fructifier

Le but de cette proposition de loi était de contribuer à la relance de l'économie, en s'appuyant sur l'excédent d'épargne stocké par une partie de la population française depuis le début de la crise du Covid-19. Une somme qui croît depuis un an, et devrait atteindre les 200 milliards d'euros fin 2021. 

Le texte prévoyait de créer un fonds souverain régional de développement territorial. Ce fonds était destiné à financer des "opérations de long terme en matière d’équilibre et d’égalité des territoires, d’implantation des différentes infrastructures d’intérêt régional, de désenclavement des territoires ruraux, d’habitat, de gestion économe de l’espace, d’intermodalité, de logistique et de développement des transports de personnes et de marchandises, de maîtrise et de valorisation de l’énergie, de lutte contre le changement climatique, de pollution de l’air, de protection et de restauration de la biodiversité, de prévention et de gestion des déchets et de développement des usages numériques ".

"Peu attractif à court et long terme", selon le Sénat

Selon la commission, ce "super livret" est "peu attractif", "pas opérationnel à de nombreux titres" et pose "des difficultés d'application". La commission des finances du Sénat a jugé que ce livret "demeure structurellement peu attractif à court comme à long terme". A court terme, la rémunération de ce livret aurait incité les banques à servir aux régions un taux d’emprunt proche du plafond du double du taux du livret A (1 %). Sur le long terme, et en cas de remontée des taux de marché et de celui du livret A, "le coût de la ressource apportée par les banques aurait augmenté de manière mécanique"

Les taux d'intérêts demeurent pourtant historiquement bas. La reprise de la croissance, et la demande de capitaux qui en serait la conséquence, pourrait les faire remonter mais ni les entreprises, ni les états – qui verraient mécaniquement leurs dettes augmenter – n'y ont intérêt. 

A lire aussi