Essence, diesel... Jusqu’où les prix des carburants vont-ils grimper ?

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Station-service, homme, voiture, carburant
© South_agency

Les prix à la pompe ont progressé durant le premier semestre de l’année 2020, puis ont stagné. En moyenne, il fallait débourser le 13 août 1,586 € pour un litre de SP95 et 1,433 € pour un litre de diesel, indiquent les derniers relevés de la Direction générale de l’énergie et du climat (DGEC), du ministère de la Transition écologique, publiés sur le site ecologie.gouv.fr.

« Les prix n’ont en fait quasiment pas bougé par rapport à fin juin, observe, dans un entretien à Dossier Familial, Olivier Gantois, président de l’Union française des industries pétrolières (Ufip). Mais si l’on compare les prix entre le début de l’année et la fin juillet, on constate une hausse de 22 centimes pour le SP95 et de 15 centimes pour le diesel. »

Une augmentation en forme de « rattrapage »

Olivier Gantois relie cette tendance à la progression des cours du pétrole. « Le cours du baril [de brent, référence en Europe] est passé de 51 dollars à 71 dollars le baril » entre le début et le milieu de l’année, note-t-il. Cette augmentation constitue « un rattrapage », précise le président de l’Ufip. « Début 2020, le cours s’élevait à 68 dollars. » 

La consommation de pétrole avait fortement diminué en 2020, à la faveur de la crise sanitaire due à la pandémie de Covid-19. Les moindres déplacements et l’arrêt ou le ralentissement de l’activité de nombreuses entreprises avaient provoqué une chute de la demande.

Les membres de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) et d’autres Etats producteurs, dont la Russie, s’étaient mis d’accord en avril 2020 pour diminuer l’offre de façon à tirer à la hausse les cours du pétrole.

« Les niveaux de production actuels semblent convenir à tous les producteurs », estime Olivier Gantois. Pour lui, « on peut s’attendre à une stabilisation des cours et donc des prix à la pompe, mais il s’agit plus d’analyse, voire de spéculation, que de prédiction ». Des changements dans la conjoncture économique et les relations internationales sont cependant susceptibles d’affecter le scénario envisagé pour les prochains mois.

Selon Alberto Balboni, économiste à Xerfi, le cours du baril de Brent, référence en Europe, va « se stabiliser autour de ce niveau », soit à hauteur de 70 dollars environ, « d’ici la fin de l’année et même au-delà ». Les montants « devraient donc se stabiliser, voire reculer très légèrement, d’ici la fin de cette année », a estimé Alberto Balboni auprès de l’Agence France-Presse (AFP).

Les taxes, principale composante des prix à la pompe

Les taxes, pour la plupart fixes, « jouent un rôle d’amortisseur ». Elles constituent la principale composante des prix à la pompe, à hauteur d’environ 60 %

En outre, les montants proposés par les stations de carburant sont fondés « sur différents coûts, le raffinage, le transport et les marges de distribution, certes très faibles dans les stations de la grande distribution », rappelait en avril 2020 auprès de Dossier Familial l’économiste Philippe Chalmin, fondateur de la société Cyclope, spécialisée dans l’analyse des marchés des matières premières. 

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