Investissement dans des containers : gare à l’arnaque

Vous avez reçu une proposition de placement dans des containers présentée comme très rentable et sans risque ? Méfiez-vous, il s’agit sûrement d’une arnaque. L’Autorité des marchés financiers (AMF) appelle les épargnants à la plus grande vigilance et rappelle les réflexes à avoir pour se pas se faire piéger.

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© Tero Vesalainen

L’Autorité des marchés financiers (AMF) met de nouveau en garde les particuliers contre des propositions de placement frauduleuses. Cette fois-ci, il s’agit d’investissements dans des containers.

« Des épargnants sont contactés par téléphone ou par mail par des démarcheurs qui leur proposent des offres de placement dans des containers à consulter sur une plateforme en ligne », explique le gendarme de la bourse française dans un communiqué. Ils sont ensuite invités à signer un faux contrat de location ou un bulletin de souscription pour un présumé produit financier ou à souscrire à un livret avec versement d’intérêts, un Fonds commun de placement à risque (FCPR) ou encore un compte à terme.

Comme à chaque fois dans ce type d’escroquerie, le placement est présenté comme hautement rentable et sans risque. Mais en réalité, « il n’y a aucune acquisition ni location de containers ».

Les conseils pour ne pas vous faire piéger

D’une manière générale, l’Autorité des marchés financiers rappelle aux épargnants de se méfier de toutes ces propositions d’investissement, à première vue alléchantes. « Il n’y a pas de rendement élevé sans risque élevé », insiste l’autorité financière.

Elle conseille avant tout investissement de :

  • « ne pas céder aux pressions de l’interlocuteur » mais de prendre au contraire le temps de la réflexion ;
  • se méfier des demandes de transfert d’argent vers des pays sans aucun rapport avec la société, ni avec l’Etat de résidence de l’investisseur ;
  • ne pas prendre pour argent comptant les informations données par les sociétés, que cela soit à l’oral ou à l’écrit ;
  • ne pas communiquer ses coordonnées personnelles (téléphone, mail, pièces d’identité, RIB, IBAN, justificatifs de domicile…) à des sites dont il n’est pas possible d’attester la fiabilité ;
  • se méfier des publicités vues sur internet et en particulier sur les réseaux sociaux ;
  • vérifier si la société est bien autorisée à proposer des placements. Pour le savoir, il faut consulter le registre des agents financiers agréés registre en ligne des agents financiers agréés (entreprises françaises et étrangères, autorisées à exercer des activités financières en France) ainsi que le site Internet de l’ORIAS, organisme chargé de tenir le registre des intermédiaires. Si le site n’y figure pas, ne donnez pas suite ;

Contactez l'AMF en cas de doute

Si vous avez un doute sur la société, il est possible de contacter l’AMF Epargne Info Service :

  • par téléphone au 01 53 45 62 00 (prix d’un appel local), du lundi au vendredi de 9h à 12h30 et de 13h30 à 17h
  • en remplissant le formulaire en ligne.

Attention, si « la société n’a pas fait l’objet d’une mise en garde de la part de l’AMF, cela ne signifie pas pour autant que celle-ci est autorisée à vous fournir des services financiers ».

L’AMF a également ouvert récemment un nouveau service en ligne « AMF Protect Epargne », disponible sur internet et sous forme d’application mobile téléchargeable depuis l’Apple Store.

Ce service permet :

  • d’obtenir une indication sur le niveau de risque d’arnaque d’une proposition d’investissement ;
  • de rechercher un acteur non autorisé dans les listes noires de l’AMF ;
  • de signaler des fraudes ;
  • de se tenir informé des alertes et mises en garde de l’AMF ;
  • de contacter l’AMF ou un autre interlocuteur.

Que faire en cas d’escroquerie ?

Si malgré tout, vous avez été victime d’une escroquerie, signalez-la à l’AMF via son service « AMF Protect Epargne » afin d’éviter que d’autres épargnants ne soient piégés et portez plainte.

Si la somme investie est inférieure à 10 000 €, présentez-vous au commissariat ou à la gendarmerie les plus proches en communiquant tous les éléments factuels utiles (coordonnées des personnes avec lesquelles vous avez été en contact, copies des mails, enregistrements des échanges téléphoniques, somme totale perdue, ordre de virement, etc.).

Si la somme est supérieure à 10 000 €, vous pouvez porter plainte au commissariat, à la gendarmerie ou bien vous adresser directement au procureur de la République du tribunal judiciaire de votre lieu de résidence en envoyant une lettre recommandée avec accusé de réception. Une fois votre plainte enregistrée, vous recevrez un récépissé avec la référence de votre dossier afin de pouvoir suivre son évolution.

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