Départementales 2021 : les propositions des candidats sur le RSA

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© Ocean Prod

Depuis plusieurs semaines, la campagne pour les élections régionales occupe une large partie de l’actualité politique. Mais il ne faut pas oublier que les Français en âge de voter seront également appelés aux urnes, les dimanches 20 et 27 juin prochains, pour renouveler leurs conseils départementaux. 

Les Départements sont compétents en matière de voirie, de gestion des collèges, de politique culturelle ou encore de sécurité incendie. Ils sont aussi en charge de l’action sanitaire et sociale au travers du versement de plusieurs aides comme la Prestation compensatoire du Handicap (PCH), l’Allocation personnalisée d'autonomie (APA) et, bien sûr, le Revenu de solidarité active (RSA). 

L’occasion de faire le point sur les propositions émises à propos du RSA par les candidats. Traditionnellement, en matière de versement des prestations sociales, deux lignes politiques s’opposent, illustrant à merveille le clivage gauche-droite. 

À gauche : vers un RSA pour tous ?

Ainsi, les candidats marqués à gauche sont souvent plus favorables à un élargissement de l’éligibilité au RSA afin de lutter contre le développement de la pauvreté chez les habitants. 

Citons en exemple les écologistes qui, dans les Pyrénées-Orientales, deuxième département français avec le plus grand taux d’allocataires au sein de sa population, plaident pour que l’accès au RSA soit ouvert dès l’âge de 18 ans, contre 25 ans aujourd’hui, comme le rapporte France Bleu Roussillon

Dans le département des Landes, les candidats socialistes plaident, eux, pour un meilleur accompagnement des bénéficiaires du RSA et ce « même après qu’ils ont trouvé un travail », comme en fait état France Bleu Gascogne

Pour rappel, en décembre dernier, 19 présidents de conseils départementaux classés à gauche co-signaient dans le journal Le Monde une tribune pour la création d’un « revenu de base » afin de « répondre à la crise inédite que nous traversons. »

À droite : plus de contrôles, et des contreparties...

À l’inverse, les candidats classés à droite et à l’extrême-droite se veulent, eux, plus ferme sur les conditions d’attribution du RSA. 

Ainsi, la quasi-totalité des candidats du Rassemblement national dans les cantons se prononcent en faveur de la mise en place d’un système de contrôle plus strict pour faire la chasse aux fraudeurs. C’est notamment le cas, toujours dans les Landes, où les candidats du parti lepéniste souhaitent un « budget solidarité plus réfléchi, plus tourné vers les entreprises », comme expliqué par la radio publique locale. 

Autre marotte autour du RSA qui revient sur le devant de la scène à la faveur de la campagne des élections départementales : la mise en place d’un système donnant-donnant. Les bénéficiaires de la prestation sociale seraient, si un tel dispositif était mis en place, contraints d’offrir quelques heures de leur temps à la collectivité en échange de l’aide mensuelle. Un moyen de ne pas tomber dans « une certaine forme d’oisiveté », comme l’explique un sénateur Les Républicains en pays catalan toujours auprès de France Bleu. 

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