Crédits, livrets d’épargne, assurances : la liste noire des sites douteux s’allonge

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© Tero Vesalainen

Avec la crise sanitaire, les tentatives d’arnaques financières prolifèrent. Au troisième trimestre 2021, l’Autorité de contrôle prudentiel et de résolution (ACPR), le gendarme français de la finance, a ajouté 371 nouveaux sites internet ou entités proposant en France sans y être autorisés des crédits, livrets d’épargne, services de paiement ou contrats d’assurance à sa liste noire. Ce chiffre est légèrement en hausse par rapport au second trimestre, au cours duquel 331 sites ou entités non autorisés avaient été inscrits.

Cette liste noire « ne peut être exhaustive dans la mesure où de nouveaux sites non autorisés apparaissent régulièrement sur Internet, explique l’ACPR dans un communiqué. Si le nom d’un site ou d’une entité n’y figure pas, cela ne signifie pas pour autant qu’il est autorisé à proposer des produits bancaires ou des assurances en France ».

Parmi les acteurs proposant des offres frauduleuses sur Internet et les réseaux sociaux ajoutés, on trouve par exemple :

  • Abc-mescomptes.com
  • Acces-finances.fr
  • Acceslee.com
  • Acenygroup.com
  • Acfproconsult.com
  • Essorfinances.com
  • Eu-cedex.com
  • Europa-credits.com
  • Europa-placement.fr
  • Groupaxes.com
  • Le.meilleur-livret-2021.com
  • Leguidefinancier.fr
  • Livret-depargne.com
  • Livrets.capital-placements.com
  • Ouestfinance.com
  • Solution-livret.fr
  • Solution-placement.fr

Pour consulter la liste noire, rendez-vous sur le site Abe-infoservice.fr.

Comment repérer les sites frauduleux ?

Avant d’accepter une proposition de crédit, de livret d’épargne ou d’assurance, le gendarme de la finance recommande de vérifier systématiquement que l’interlocuteur est autorisé à en proposer en France. Pour cela, il faut regarder s’il figure sur le registre des agents financiers agréés (Regafi), le registre des organismes d’assurance (Refassu) et le site internet de l’Orias, organisme chargé de tenir le registre des intermédiaires en assurance, en banque ou en financement participatif.

Attention, lors de vos recherches, vous devez vérifier que les informations communiquées correspondent exactement à celles figurant sur lesdits registres (dénomination sociale, commerciale, adresse et numéro d’agrément). Les escrocs n’hésitent pas à utiliser des dénominations très proches d’établissements autorisés, voire à usurper l’identité de ces derniers. « Il est donc prudent de vérifier que votre interlocuteur est bien employé par la société à laquelle il se réfère (en effectuant, par exemple, un contre-appel au siège à partir d’un numéro que vous aurez trouvé par vos propres moyens) », indique l’ACPR.

D’une manière générale, il convient de toujours se méfier des offres trop alléchantes comme une proposition de livret d’épargne dont le taux d’intérêt est très élevé. Ce sont sûrement des arnaques.

Que faire en cas de fraude ?

Si malheureusement vous avez été victime d’une fraude, vous devez porter plainte dans les meilleurs délais sur le site Pre-plainte-en-ligne.gouv.fr.

L’ACPR recommande également :

  • de contacter Info escroqueries en appelant le 0 805 805 817 (service et appel gratuits du lundi au vendredi de 9h à 18h30) ;
  • d’effectuer un signalement sur le portail officiel du ministère de l'Intérieur, Internet-signalement.gouv.fr, et ce même si vous n’avez pas subi de perte financière. Cela peut servir à empêcher d’autres tentatives d’escroquerie.

Pour plus de conseils, vous pouvez consulter la rubrique « Se protéger contre les arnaques » du site Abe-infoservice.fr.

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