Réforme du RSA en 2022 : le gouvernement veut s'inspirer du contrat d'engagement jeune

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Romain Longieras / Hans Lucas via Reuters Connect

La proposition avait fait bondir une partie de la gauche en pleine campagne pour l'élection présidentielle de 2022 : candidat à sa réélection, le président de la République sortant Emmanuel Macron avait alors avancé l'idée d'obliger les allocataires du revenu de solidarité active (RSA) à effectuer 15 à 20 heures d'activité hebdomadaire en échange de l'aide mensuelle versée par les Caisses d'allocations familiales (CAF). 

Désormais réélu pour cinq ans, Emmanuel Macron doit désormais se pencher sur sa réforme, très controversée à gauche où l'on dénonce le retour du « travail forcé ». 

Un RSA qui s'inspire du Contrat d'engagement jeune

En mars dernier, l'exécutif a déjà lancé le Contrat d'engagement jeune (CEJ), un nouveau dispositif qui s'est substitué à la Garantie jeune pour aider les 16-25 ans sans emploi ni formation. En échange du versement d'une aide qui peut aller jusqu'à 500 euros par mois, les bénéficiaires ont l'obligation de suivre un programme d'accompagnement pour se former à un métier, trouver un apprentissage ou un emploi. Un obligation qui est d'ailleurs contractualisée. 

Il est trop tôt pour tirer les leçons de ce système donnant-donnant, néanmoins le gouvernement veut d'ores et déjà l'appliquer à sa réforme du revenu de solidarité active, comme le révèlent nos confrères du journal Les Échos.

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Une expérimentation dès cet automne

Toujours selon le quotidien économique, des territoires au sein de 5 à 10 départements pourraient être mis à contribution pour expérimenter le nouveau système dès l'automne 2022. Le Nord, la Somme et les Alpes-Maritimes sont sur les rangs pour participer. 

Chaque territoire retenu pourrait être libre, dans un premier temps, de fixer le quota d'heures d'activité à effectuer, tout comme le niveau des sanctions en cas de non-respect du contrat. « Tous les acteurs chargés de les aider partageront un logiciel de suivi commun en cours d'achèvement », précise l'article des Échos

Il est d'ailleurs probable que le système d'accompagnement mis en place à l'occasion de cette expérimentation du nouveau RSA serve de base de travail à celui qui sera prochainement adopté par France Travail, la nouvelle plateforme nationale pour l'emploi que compte également lancer le gouvernement en remplacement de Pôle emploi. 

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